Quotidien des Usines

Mersen va supprimer 130 postes dans deux de ses usines françaises

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Le fabricant d’équipements en graphite Mersen poursuit sa restructuration. 130 postes vont être supprimés dans ses usines de Saint-Bonnet-de-Mure (Rhône) et Pagny-sur-Moselle (Meurthe-et-Moselle) portant à 300 la réduction de ses effectifs depuis début 2016.

Mersen va supprimer 130 postes dans deux de ses usines françaises
Echangeurs tubulaires métalliques Mersen : de l'acier carbone au zirconium et au titane.
© Mersen

Le groupe Mersen (ex Carbone Lorraine), spécialisé dans les équipements électriques et les composants en graphite, va supprimer 130 postes en France. Deux usines sont touchées : 50 postes sur 230 seront supprimés à Saint-Bonnet-de-Mure (Rhône), spécialisée dans les équipements de puissance, et 80 postes sur 410 à Pagny-sur-Moselle (Meurthe-et-Moselle), dédiée aux équipements anticorrosion."Des mesures sociales d’accompagnement seront proposées et discutées au sein de chaque entité concernée", indique le groupe dans un communiqué.

L’activité de sectionneurs de forte puissance à Saint-Loup-de-Naud (Seine-et-Marne) a d’autre part été mise en vente. Les discussions engagées avec un acteur européen du secteur pourraient aboutir d’ici la fin de l’année.

Un plan dit "d’excellence opérationnelle"

Quelque 300 postes auront été supprimés au total depuis le mois de janvier 2016. Fin 2015, Mersen employait 6 375 personnes dans le monde, dont 1 472 en France sur ses neuf sites industriels et à son siège. En cinq ans, les effectifs du groupe ont été réduits de 14%. Ce plan dit "d’excellence opérationnelle" doit permettre des économies de couts de 40 à 45 millions d’euros d’ici à 2018, selon la direction de Mersen. Au premier semestre 2016, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 389 millions d'euros, en diminution de 1%, et un résultat net de 12,3 millions d'euros, en recul de 4,4 millions d'euros par rapport à la même période en 2015.

Présent traditionnellement dans la chimie, la métallurgie, l’aluminium, l’industrie du verre, Mersen entend se positionner sur des marchés plus porteurs et faire face au déclin européen de certains de ses gros clients, dans la chimie en particulier. Il s’est tourné notamment vers l’électronique de puissance et les énergies renouvelables. Avec des fortunes diverses. Certaines lignes du pôle Electrical Power présentent un "déficit de rentabilité et de compétitivité".

L’industrie photovoltaïque est en net recul : Mersen dégage trois fois moins de revenus dans ce secteur qu’en 2011. Mais l’éolien a fortement progressé, à 80 millions d'euros de chiffre d’affaires.

Vincent Charbonnier

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