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Méningitec : pas de risque pour les personnes vaccinées selon l’ANSM

Léna Corot ,

Publié le

Suite aux analyses complémentaires menées par le Comité scientifique spécialisé temporaire et l’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé, cette dernière confirme "l’absence de risque lié au défaut de qualité pour les personnes ayant été vaccinées par le vaccin Méningitec".

Méningitec : pas de risque pour les personnes vaccinées selon l’ANSM
Selon l'ANSM, le vaccin Méningitec, retiré du marché en 2014, ne présente pas de risque pour les personnes vaccinées.
© Armin Kübelbeck - wikimedia commons

L’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) confirme "l’absence de risque lié au défaut de qualité pour les personnes ayant été vaccinées par le vaccin Méningitec". Cette conclusion fait suite aux analyses complémentaires menées par l’ANSM ainsi qu’à l’avis des experts sollicités dans le cadre du Comité scientifique spécialisé temporaire (CSST).

Ce vaccin du laboratoire américain Nuron a été commercialisé en France par le laboratoire CSP. Méningitec est indiqué chez les nourrissons à partir de 2 mois, les adolescents et les adultes pour prévenir les méningites dues à la bactérie Neisseria meningitidis du sérogroupe C.

Lancé en 2001, Méningitec est retiré du marché français en 2014 par l’ANSM "à titre de précaution, en raison d’un défaut de qualité rencontré lors de la fabrication de ce médicament". A l'échelle mondiale, plusieurs lots ont été rappelés en raison de la présence de rouille sur le bouchon de certaines seringues. Des familles ayant enclenché une action judiciaire reprochent aussi la présence de métaux dans le vaccin lui-même.

Deux études contradictoires

Si l’ANSM n’a pas, dès le retrait du vaccin en 2014, identifié de risque pour la santé des enfants vaccinés, elle a décidé de poursuivre les analyses en raison de deux études contradictoires rendues en 2016. Selon l’ANSM, une expertise, commanditée par les demandeurs à la procédure judiciaire à un laboratoire français, conclut en "l’absence d’anomalies susceptibles de présenter un risque pour les personnes vaccinées". A l’inverse, l’étude d’un laboratoire italien conclu à "un risque potentiel pour la santé en lien avec la présence de particules de métaux dans ce vaccin", selon l’agence.

Suite aux analyses menées par l’ANSM et le CSST, l’agence affirme que des métaux ont été retrouvés à l’état de traces dans différents médicaments analysés et "la présence de ces traces […] ne doit pas être considérée comme un risque sanitaire". En outre, "il est peu probable que les particules identifiées dans le bouchon et la seringue engendrent une toxicité aiguë générale chez les personnes vaccinées".

Cette conclusion de l'ANSM n'abonde pas dans le sens des familles ayant assigné en justice le laboratoire CSP. L'audience est prévue pour novembre 2016.

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