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Mener de front son job et un MBA

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Entre 30 et 45 ans, certains cadres se lancent dans un MBA sans abandonner leur activité professionnelle. Conseils des élèves de l’ESCP Europe pour réussir.

Mener de front son job et un MBA
Dans les locaux parisiens de l’ESCP Europe.
© d. r.

Les entreprises citées

Fin juin, les 57 « étudiants » de l’executive MBA de l’ESCP Europe étaient réunis sur le campus madrilène de l’école en séminaire de clôture. Soulagés de mettre un terme à dix-huit mois d’un emploi du temps surchargé. Car faire un « Ex », c’est mener de front sa vie professionnelle, des études avec des sessions à l’étranger et la vie familiale. Le financement n’est pas le seul obstacle pour booster son parcours, le temps fait partie de l’équation. « Entre les cours, les devoirs, les travaux de groupe, il faut compter deux heures de travail par jour », estime Valérie Madon, la directrice de l’executive MBA de l’ESCP Europe.

L’organisation des cours, appelés « tracks », diffère selon les écoles et se montre plus ou moins adaptée à la vie professionnelle. À l’ESCP, on peut choisir de regrouper les cours fondamentaux par sessions d’une semaine tous les mois et demi sur l’un des campus de l’école (Berlin, Paris, Madrid, Londres, Turin) ou les suivre à Paris en deux jours et demi en fin de semaine. À cela s’ajoutent des voyages d’études à l’étranger et des cours électifs. Le planning décidé, reste à orchestrer sa mise en oeuvre. Premier principe : anticiper en préparant sa famille et son employeur. Même si l’entreprise ne finance pas le diplôme, « le supérieur hiérarchique doit l’avoir intégré », insiste Valérie Madon. Certains prennent des mesures radicales. Le boss de Pauline Mouillet, chez NextiraOne, l’a repositionnée sur un poste de consultante alors qu’elle était manager estimant qu’elle risquait « d’exploser en vol ». « J’ai eu du mal à l’accepter, mais ce n’était pas une si mauvaise idée », témoigne-t-elle. D’autres, face à des employeurs moins attentifs, balisent le terrain. Julien Collin, ingénieur et responsable grands comptes dans une société de services, a négocié de pouvoir se consacrer à partir de 19 heures à son MBA depuis son poste de travail. « Cela n’a pas fonctionné comme prévu et je me suis adapté », reconnaît-il. Philippe Sabbah, le directeur général de la filiale française de Robeco, a dû quant à lui gérer ses salariés : « Mes absences les angoissaient. »
 

Des travaux de groupe à distance

Certains sont assez habiles pour caler leur MBA sur leurs impératifs professionnels. Farida Tir Teerlinck, responsable marketing luxe pour l’Amérique du Sud chez Arjowiggins Creative Papers, a mené son projet de consulting de MBA sur le secteur des télécommunications au Brésil. Une manière de tirer parti de ses quatre mois de déplacements par an en Amérique latine. Autre challenge : réaliser les travaux de groupe avec des participants disséminés en Europe. Là, les outils de travail à distance (Dropbox, Skype…) sont les bienvenus. « Avec mon groupe, nous avons passé des soirées sur Webex, un outil alliant vidéos et partage de fichiers en live », explique Julien Collin. Si les séances ont lieu le soir et le week-end, les sujets restent arrière-plan durant la journée de travail.

Un autre moyen de bien passer cette période est de s’arranger pour que l’entreprise en bénéficie en faisant coïncider les travaux du MBA avec des problématiques internes. Laurent Vicari, ingénieur chez Medtronic à Genève, l’atteste. « J’ai mené un projet de transformation organisationnelle pour mon entreprise qui entrait dans une mission demandée par le MBA. » Didier Baptiste a, lui, quitté l’entreprise Nagra, où il était program manager, pour lancer la start-up You can have.it comme cas pratique au sein du MBA. Il a même embarqué deux camarades de promotion dans ce projet.

Combien coûte un Executive MBA ?

D’une durée de douze à vingt-quatre mois, les MBA représentent un investissement financier important, souvent à la charge des participants. Les tarifs varient selon l’excellence académique, la réputation de l’école et la qualité du réseau d’anciens. En 2014, l’executive MBA de l’Essec propose deux tarifs : 47 500 et 49 500 euros. Celui de l’ESCP est à 51 000 euros, ceux d’HEC à 63 950 euros. La palme du coût revient à l’Insead : 100 500 euros. Parmi les plus abordables, on trouve ceux d’Audancia (32 675 euros) ou de Paris-Dauphine – ESG Uqam (30 000 euros). Il faut ajouter les frais d’avion et d’hôtel, car une partie des sessions se déroule à l’étranger. Trois labels garantissent la qualité des MBA : l’Epas, l’AACSB et l’Amba. Certaines écoles accordent des bourses. Jusqu’à 10 000 euros pour l’ESCP Europe pour des profils ciblés (femmes, entrepreneurs, salariés de PME…).

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