Menacé par GDF Suez, EDF appelle à un partage des eaux pour le deuxième appel d’offres éolien offshore

La commission de régulation de l’énergie appelle à attribuer les deux champs des deuxièmes appels d’offres offshore à GDF Suez. Mais EDF juge légitime de remporter le champ de Vendée.

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Menacé par GDF Suez, EDF appelle à un partage des eaux pour le deuxième appel d’offres éolien offshore

L’attribution des deux champs du deuxième appel d’offres éolien offshore en France est imminente. Sur les deux zones en lice, Noirmoutier (Vendée) et Tréport (Seine-Maritime), s’affrontent deux champions : EDF et GDF Suez. Avantage pour l’heure au second. À l’étude des dossiers, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a mieux noté GDF Suez. Mais pas question pour le groupe d’Henri Proglio de jeter l’éponge.

"Sur le champ de Vendée, EDF et GDF Suez sont au coude à coude", reconnaît Béatrice Bouffon, directrice générale adjointe France dédiée offshore chez EDF. "Mais nous défendons le fait que nous avons réalisé beaucoup d’études sur ce site. Nous sommes les seuls à avoir effectué des tests de forage pour définir les meilleurs systèmes de fondations (voir encadré). Par ailleurs, nous avons beaucoup travaillé avec les pêcheurs pour nous adapter à leur activité. Notre projet a une emprise un tiers moins grande que celle du consortium concurrent. Nous plaidons pour que ces éléments soient bien pris en compte".

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Proximité des usines

EDF semble en revanche plus fataliste sur les champs du Tréport: "Nous visons un site sur les deux. Nous avons beaucoup travaillé aussi sur le Tréport, mais GDF Suez y a une grande antériorité. Il serait logique que ce site lui revienne. D’autant plus qu’il est à proximité des usines Areva qui le fourniront en machines. De la même manière en Vendée, nous sommes proches des usines Alstom de Saint-Nazaire, notre partenaire", explique Béatrice Bouffon.

Pour mémoire, EDF s’est taillé la part du lion lors du premier appel d’offres attribué en 2012. Sur les cinq champs en compétition, l’électricien en a remporté trois (Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer et Fécamp). GDF Suez s’est, quant à lui, retrouvé sans rien. Pire, le champ du Tréport (déjà en jeu lors du premier round), où GDF Suez était seul candidat, a été purement et simplement annulé en raison des coûts de production de l’électricité trop élevés.

Ludovic Dupin

EDF a choisi ses fondations

La nature des sols sous-marins au large des côtes françaises est mal connue. Difficile pour les futurs opérateurs de faire leur choix sur le type de fondations le mieux adapté pour approcher le meilleur équilibre entre durabilité et économie. Après plusieurs phases de forages, EDF a fait ses choix:
- A Courseulles-sur-Mer et Saint-Nazaire, le choix se portera sur des mono-pieux de 6 mètres de diamètre enfoncés profondément dans le sol
- Pour Fécamp et Noirmoutier (en cas de gain du deuxième appel d’offres), seront utilisées des fondations gravitaires. C’est-à-dire des blocs de béton très lourds posés au fond de l’eau, adaptés aux sols très diffciles à forer.

 

 

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