Mélenchon pointe "l’inefficacité absolue" de Carlos Ghosn

Alors que s’est tenue, mardi 29 janvier, une huitième journée de négociations entre patronat et syndicats chez le constructeur automobile Renault, Jean-Luc Mélenchon a demandé le départ de Carlos Ghosn, le PDG du groupe.

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Mélenchon pointe

Invité dans l’émission "Preuve par trois" sur Public Sénat, Jean-Luc Mélenchon a fait preuve de sa verve habituelle. Cette fois-ci, alors que se clôturait la huitième journée de négociations entre syndicat et patronat chez Renault, c’est Carlos Ghosn qui s’est trouvé en ligne de mire.

"Je pense qu'il faut changer le patron de Renault-Nissan parce qu'il a fait preuve de son inefficacité absolue", a-t-il déclaré mardi 29 janvier. "D'abord il coûte très cher, je pense qu'on pourrait trouver un patron qui coûte moins cher pour des résultats au moins aussi intéressants que les siens. Deuxièmement, il a laissé Renault en jachère au profit de Nissan, c'est ce que disent tous les syndicats de l'entreprise", a-t-il expliqué.

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"Donc Carlos Ghosn est un mauvais patron, et moi en tant qu'actionnaire, je pense qu'il faut en trouver un autre, celui-là a fait son temps", a insisté le chef de file du Parti de Gauche. "Ce serait un ouvrier, un contremaître, un ingénieur qui aurait de telles contre-performances à son actif, Carlos Ghosn l'aurait remplacé. Et bien nous devons remplacer Carlos Ghosn parce qu'il n'est pas bon du tout comme patron".

Pas d’amélioration avant quatre ans selon Ghosn

De son côté, le patron de l’alliance Renault-Nissan s’est montré inquiet quant au marché automobile européen.Ventes de véhicules neufs en chute libre, surcapacités dans les usines, perte de compétitivité, le marché automobile européen n’est pas en grande forme. Ce n’est pas une nouvelle. Et selon Carlos Ghosn, le PDG de Renault, les chiffres des ventes ne s’amélioreront pas au cours des trois à quatre prochaines années. Lors d'un congrès consacré à l'industrie automobile, il a cependant ajouté s'attendre une hausse de la demande aux Etats-Unis et en Chine.

Des perspectives sombres en Europe alors que se tenait en parallèle la huitième journée de négociation entre syndicat et patronat chez Renault pour permettre au constructeur de retrouver sa compétitivité. Ils ont discuté de trois des propositions faites par le constructeur lors des premières rencontres. Mais les choses n’ont pas du tout avancé, ont déclaré les syndicats au sortir de la réunion.

Astrid Gouzik

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