Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Maroc

Meditel, filiale d'Orange au Maroc investit 350 millions d'euros dans la 3G

, , , ,

Publié le

Filiale à 40% d'Orange, Méditel veut défendre sa place de numéro deux sur le marché marocain des télécoms en investissant dans son réseau. Etalé sur trois ans, son projet de développement "Ran Renewal" va coûter quelques 350 millions d'euros en faisant basculer vers la 3G ses 11,5 millions de clients.

Meditel, filiale d'Orange au Maroc investit 350 millions d'euros dans la 3G
Cette année, Méditel a lancé une boutique mise en ligne sur son site avec un service d'e-facture.
© meditel

La course aux équipements fait rage. Le leader historique Maroc Telecom (IAM) a annoncé il y a un an, un programme de 900 millions d'euros d'investissements. Pour ne pas se laisser distancer, son concurrent Méditel vient d'annoncer vouloir engager  plus de 350 millions d'euros (4 milliards de dirhams) sur la période 2013-2015 financés en fonds propres.

Deuxième opérateur du royaume, mais talonné par le dernier arrivé Inwi, Méditel déploie son réseau 3G mobile sur l'ensemble des villes marocaines. Il compte faire passer son taux actuel de couverture 3G de 51% à 99%.

"Nous avons commencé nos travaux en mai 2013 par deux villes pilotes Essaouira [sur la côte Atlantique NDLR] et Taroudant [sud-Ouest NDLR]. Comme les tests ont été concluants, nous sommes passés à l'étape en cours où le déploiement s'opère sur une dizaine de villes." précise Kawtar Nafid, chargée de communication chez Méditel.

Basé à Casablanca, Meditel réalise environ 500 millions d’euros de chiffre d’affaires (données 2012) avec 1100 salariés. Il est dirigé depuis mars 2013 par le français Michel Paulin, venu de Louis Dreyfus commodities et de Neuf. Le groupe fut créé en mars 2000 par Telefónica et Portugal Telecom (32,18 % chacun) associé à des investisseurs marocains. Les groupes Finance Com et CDG ont racheté les parts de Telefónica et Portugal Telecom en 2009. Fin 2010, Orange  a pris 40% Meditel pour 640 millions d'euros affichant alors sa volonté de monter à 49% d'ici à 2015.

  
"Parmi ces villes figurent Casablanca, Tanger et Marrakech qui seront équipées en 3G dès avril 2014," continue Kawtar.

Pour cela, Méditel s'est tourné auprès de différents équipementiers dont le chinois Huawei ou le suédois Ericsson, un de ses fournisseurs réguliers.

Cette modernisation se traduit techniquement par un passage à une technologie dite Single RAN (réseau d’accès radio unique) centralisant les services 2G et 3G sur une seule et même plateforme capable d'intégrer les services voix et données.

À l’horizon 2015, la capacité de téléchargement sera doublée dans les deux sens download et upload. Les débits théoriques pourront passer de 14,4 à 42 Mb/s (en download) et de 1,8 à 5,7 Mb/s pour le upload.

Pratiquement, les abonnés gagneront en qualité d'écoute supérieure, des temps d'accès plus rapides et "une meilleure gestion des périodes éventuelle de saturation du réseau lors des fêtes religieuses". Au Maroc, les trois quarts de l'accès internet s'effectue via le mobile. Par ailleurs, cette année, Méditel a lancé une boutique mise en ligne sur son site avec un service d'e-facture.

Ces investissements s'expliquent par un marché marocain du mobile très concurrentiel partagé entre trois entreprises. Opérateur historique et toujours leader Maroc Telecom qui vient d'être cédé par Vivendi à Etisalat détient selon le régulateur (ANRT) 42,85% de parts de marché au 31 décembre 2013. Traditionnel numéro deux, Méditel est talonné par Inwi en forte croissance ces dernières années. A fin décembre, Méditel détenait toujours selon l'ANRT 29,18% du marché et Inwi 27,97%.

Le Maroc, marché dominé par le pré payé compte 42 millions de lignes mobiles, soit un taux de pénétration de 130%. Le nombre de mobinaute atteint lui environ 4.4 millions.

Le nouveau marché de la 4G doit faire l'objet d'une attribution par appel d'offre des licences cette année pour exploitation en 2015. Mais cette fois, il est possible que les infrastructures soient, partiellement au moins, partagées.

Nasser Djama

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle