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Medef : Pierre Gattaz, chef du gouvernement des patrons ?

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Analyse Sauf surprise, Pierre Gattaz devrait être élu président du Medef. Plus qu'un patron, les chefs d'entreprise se sont choisis un homologue.

Medef : Pierre Gattaz, chef du gouvernement des patrons ?

La guerre des chefs à la mode UMP ? Personne n’en voulait au Medef. La situation du pays était trop grave, les marges de manœuvre des entreprises trop restreintes et les réformes à faire trop urgentes pour se payer le luxe de la division. Du coup, les trois grands candidats en lice (seul Hervé Lambel reste en course) se sont rangés derrière un seul et même étendard : celui de Pierre Gattaz.  Sauf surprise, c’est donc lui qui sera élu, le 3 juillet, président du mouvement des entreprises de France par plus de 500 représentants du monde patronal.

Le "shadow cabinet"

En se rassemblant autour du patron du groupement des fédérations industrielles, le Medef ne s’est pas choisi un président mais une équipe dirigeante. Une philosophie que Pierre Gattaz avait dès le départ affirmé dans sa campagne, notamment dans un entretien à L'Usine Nouvelle, en insistant sur l’importance du travail d’équipe : « c’est comme cela que l’on travaille dans nos entreprises, c’est comme cela que je travaillerais une fois élu à la tête du Medef. » Joignant le geste à la parole, celui qui est aussi le patron de Radiall (un champion des connecteurs fournisseur de Boeing) a nommé une sorte de « shadow cabinet » à la sauce patronale. Geoffroy Roux de Bézieux hérite du portefeuille de la fiscalité, de l’innovation et du numérique. Patrick Bernasconi récupère le « ministère » des mandats, des branches et des territoires. Jean-François Pilliard de l’UIMM sera aux affaires sociales. Jean-Claude Volot –rallié de la première heure- récupère lui le maroquin de l’export et celui des filières. Quant à Thibaut Lanxade, il sera le vice-président en charge de l’entrepreneuriat.

Pas un boss mais un semblable

Pour ceux qui aiment les batailles d’appareil, la politique politicienne, cette élection fut décevante. Si l’on met de côté la joute sur les statuts, la campagne fut même assez sereine. Les candidats se félicitant les uns les autres de leurs qualités sans réussir à se trouver de réels défauts. Langue de bois ? Pas vraiment. Ce que recherchaient les patrons de France (surtout les petits) pour prendre la tête du Medef, ce n’est pas un boss mais un semblable. Ils désiraient une personnalité capable de les incarner sans les écraser, de porter leurs attentes sans être dans une logique personnelle, de les diriger tout en restant à leur écoute. Une sorte de « primus inter pares » qui serait défendre l’Entreprise et leurs idées en leur nom.

Thibaut De Jaegher

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