Mécanorex : une croissance freinée par le problème Arexis

Pour s'être vu cacher un défaut majeur d’une technologie qu’elle a achetée, Mécanorex a fait condamner JSPM, une filiale d’Areva. Cette affaire n'a pas mis en danger la PME, malmenée aujourd'hui par la crise.

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Mécanorex : une croissance freinée par le problème Arexis
Barres de cuivre issues des activités d'usinage Mécanorex

Malgré le "trou" financier creusé avant 2005 à cause de l'affaire Arexis (voir épisodes 1 et 2 dans l'encadré), Christophe Desmarez a bien développé Mécanorex, doublant effectifs et chiffre d’affaire de l’entreprise depuis le jour où il a racheté les sociétés du groupe en 2003. « A l’époque, c’était 85 salariés pour 7,9 millions d’euros. Nous avons connu une forte croissance qui a été freinée par le problème Arexis » retrace-t-il.

Avec ce litige, la PME a été doublement sanctionnée : aucun commerce lié aux motopompes sous licence JSPM, défectueuses, et un statut de blacklistée auprès de la filiale d’Areva. La société est retirée de la liste des fournisseurs depuis 2006, alors qu’elle se situe à 10 km de JSPM. « En même temps je les comprends, j’aurais fait pareil », admet-il. L’affaire de la pompe Nautile ne lui a fait perdre que 250 000 euros de commandes sur un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros : « ce n’est pas non plus la mort », temporise-t-il.

Avec la baisse d’activité actuelle dans la mécanique, ses carnets de commande chutent aujourd’hui. « Sur mes deux filiales principales, l’une est à moins 15% de chiffre d’affaires, l’autre reste au même niveau que l’année dernière. Le volume d’activité et de pièces livrées est identique, ce sont les prix qui ont chuté.» A prestations égales, les tarifs sont inférieurs de 30%. « Pour pouvoir maintenir la tête hors de l’eau, je compte sur nos réserves, notre trésor de guerre que nous avons réuni en cas de coup dur ». En 2008, le groupe a en effet engrangé 770.000 euros de résultat net.

Pour faire face et continuer à faire vivre la « boîte » à -15% , il a regroupé certains sites afin de faire des économies d’échelle. De six sites, il est passé à trois pour quatre sociétés de production. Il compte donc 62 salariés sur l’un des sites, 105 salariés sur l’autre, et 6 personnes au siège de la holding.

« Une fois que les effectifs dépassent le seul des 50 salariés impliquant la création d’un comité d’entreprise, qu’il soient un peu plus ne change pas grand-chose »
. Il se pourrait même que la recherche d'économies d'échelle ne s'arrête pas là.

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