Quotidien des Usines

Mécanique : Inoprod met la grande vitesse à portée des pme

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La plate-forme inaugurée par le Cetim de Saint-Etienne complète son outil de recherche et de transfert des nouvelles technologies de travail des métaux.

Après celui de Senlis, c'est au tour du site stéphanois du Cetim de s'agrandir. Inoprod, une nouvelle plate-forme dédiée à la production à grande vitesse est inaugurée aujourd'hui même. Démarré voici trois ans et soutenu par Saint-Étienne Métropole, le conseil général de la Loire, la région Rhône-Alpes, l'Etat et l'Europe, le projet représente un investissement de 3 millions d'euros. Le Centre d'études techniques et ses partenaires - la réunion d'industriels de la région Rhône-Alpes Mécapole, le constructeur de machines Giustina Gendron et L'ENISE (l'école nationale d'ingénieurs de Saint-Étienne) - disposent désormais d'un outil complet.

Information, faisabilité technique et accompagnement

Un centre d'usinage Huron KX 10 et une presse Hydropulsor dédiée aux opérations de mise en forme à grande vitesse sont regroupés dans un hall flambant neuf de 1 000 mètres carrés. Ils seront bientôt complétés par un centre d'usinage quatre axes Météor de PCI. Par ailleurs, le Cetim dispose d'accès à une rectifieuse grande vitesse chez Giustina Gendron et à la plate-forme d'usinage à grande vitesse de l'ENISE, à cinq cents mètres de là. "Nous regroupons ainsi des moyens d'usinage, de cisaillage, de forgeage, de compactage des poudres et de découpage fin ", commente Jean-Claude Crapard, directeur du Cetim de Saint-Etienne. Comme la plate-forme " usinage à grande vitesse " de Senlis, "Inoprod est un outil tourné vers le transfert de technologies", explique Philippe Choderlos de Laclos, directeur général du Cetim. A ce titre, elle permettra à quatre ingénieurs et trois techniciens du Centre d'études techniques de proposer aux entreprises des prestations d'information, d'études de faisabilité technico-économiques, d'accompagnement dans la mise en oeuvre de la grande vitesse dans leurs moyens de production et de formation.

Une multitude de projets à l'étude

Dans le domaine de l'usinage, les industriels de la région seront les premiers bénéficiaires de ce nouvel outil. Dans celui de la mise en forme à grande vitesse, encore méconnue en France, Inoprod vise par contre un rayonnement national, voire international. Le Cetim travaille par ailleurs sur l'augmentation des vitesses de coupe en usinage, par le biais d'études sur les vibrations, au développement de procédés optimisés de fabrication des outillages de forge, et prépare une action européenne sur l'usinage écologique. D'autres actions de grande envergure sont prévues, notamment "dans la veille technologique sur les moyens de production et la caractérisation des nouveaux procédés de coupe ", explique Jean-Claude Crapard. De préférence dans le cadre de projets multipartenaire aux financements publics. Parmi les premiers axes de recherche à explorer, le Cetim a retenu les opérations de forage et de perçage à grande vitesse et grande profondeur ou encore le cisaillage. La machine est déjà lancée. Depuis peu, Adiapresse, une jeune entreprise créée par quatre partenaires industriels, étudie le cisaillage adiabatique sur la presse installée à Inoprod. Son objectif : développer une nouvelle génération de machines de découpe de pièces plates en acier à grande vitesse.

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