Mauvais mois de février pour les services dans la zone euro

PARIS/BERLIN/LONDRES (Reuters) - La croissance de l'activité du secteur des services dans la zone euro est revenue en février à son plus bas niveau depuis plus d'un an, montrent les résultats définitifs de l'enquête mensuelle de Markit.
Partager
Mauvais mois de février pour les services dans la zone euro

L'indice PMI du secteur a reculé à 53,3 après 53,6 en janvier, son plus bas niveau depuis janvier 2015. Il dépasse néanmoins la première estimation, basée sur des résultats partiels, qui le donnait à 53,0.

"Les résultats de l'enquête font émerger le risque d'une nouvelle détérioration de la croissance économique par rapport au niveau déjà faible observé à la fin de l'an dernier avec une croissance de 0,3% seulement", commente Chris Williamson, chef économiste de Markit.

Le PMI composite de la zone euro, qui conjugue services et secteur manufacturier, a lui aussi reculé en février à 53,0, là encore un plus bas de 13 mois, après 53,6 en janvier. L'estimation "flash" l'avait donné à 52,7.

"Le ralentissement de la croissance de l'activité des entreprises, conjugué à un ralentissement équivalent du rythme des créations d'emploi et à la plus forte baisse des prix facturés depuis un an suggère que la reprise de la région perd de son élan", dit Chris Williamson.

EN ALLEMAGNE, LA CROISSANCE DU SECTEUR PRIVÉ RALENTIT ENCORE

La croissance du secteur privé s'est encore ralentie en février en Allemagne, tombant à son rythme le moins soutenu en cinq mois, tout en restant à un niveau solide, ce qui suggère que la première économie européenne a quand même commencé l'année 2016 sur de bonnes bases.

L'indice PMI Markit composite, qui combine l'activité manufacturière et les services, s'affiche à 54,1 pour le deuxième mois de l'année contre une estimation "flash" de 53,8, 54,5 en janvier et 55,5 en décembre.

Cet indice est ainsi au plus bas depuis septembre mais il reste supérieur à la barre des 50 séparant croissance et contraction pour le trente-quatrième mois de suite.

L'indice définitif des services pour février est lui aussi nettement dans le vert, à 55,3, à comparer à une première estimation à 55,1, et à 55,0 en janvier et 56,0 en décembre.

"Les données PMI publiées aujourd'hui relatives au secteur des services allemand constituent une forme de soulagement et laissent entrevoir que la première économie de la zone euro n'est pas en aussi mauvais état que ne le laissait suggérer l'enquête concernant le secteur manufacturier", a déclaré Oliver Kolodseike, économiste chez Markit.

Publiés le 1er mars, les chiffres PMI définitifs du secteur manufacturier ont montré que la croissance de l'activité du secteur en Allemagne avait été quasi-nulle en février, avec un indice à 50,5 après 52,3 en janvier.

L'ACTIVITÉ DES SERVICES REPART EN BAISSE EN FRANCE

L'activité dans le secteur des services est repartie à la baisse en février en France, effaçant son petit rebond de décembre sous l'effet d'un recul des nouvelles commandes, le premier depuis quinze mois, selon la version définitive des indices Markit.

L'indice des services s'est inscrit à 49,2, un plus bas depuis novembre 2014, contre 50,3 en janvier, alors qu'il avait été annoncé à 49,8 en première estimation. Il repasse sous le seuil de 50 qui sépare croissance et contraction de l'activité.

L'indice composite, qui intègre également des données concernant le secteur manufacturier - dont l'activité a très légèrement progressé en février - est retombé à 49,3, là encore nettement en-deçà de son estimation "flash" de 49,8, contre 50,2 en janvier.

Les chefs d'entreprises du secteur des services interrogés par Markit ont fait état d'une baisse de leurs nouvelles commandes et des commandes en instance.

Mais ils ont signalé dans le même temps une hausse de leurs effectifs pour le deuxième mois consécutif et Markit indique que leur degré d'optimisme sur l'évolution de leur activité reste "relativement stable" d'un mois sur l'autre, bien qu'en deçà de sa moyenne de long terme.

Enfin, les prix facturés ont accusé une nouvelle baisse en février bien que les prix payés par les entreprises continuent d'augmenter.

(Bureaux européens de Reuters, édité par Marc Angrand, Benoît Van Overstraeten et Wilfrid Exbrayat)

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Nouveau

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Joconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Joindre les deux bouts

Joindre les deux bouts

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix revient sur la grève du Joint Français qui au début des années 70 a enflammé la Bretagne.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS