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Mattel veut se rattraper avec Barbie ingénieure en robotique

Intissar El Hajj Mohamed , , , ,

Publié le

Mattel commercialise une nouvelle poupée Barbie : Barbie ingénieure en robotique. Suffisant pour faire oublier des décennies de promotion d'une image sexiste et caricaturale de la femme  ?

Mattel veut se rattraper avec Barbie ingénieure en robotique
En jeans et en chemise, Barbie passe certainement pour une ingénieure...
© Mattel

Barbie troque Ken pour un robot, abandonne ses talons hauts, emménage dans un labo, et porte des lunettes de protection. Barbie est ingénieure en robotique et veut aider les petites filles à coder. Ce nouveau modèle de la célèbre poupée a été lancé par Mattel mardi 26 juin. Cette Barbie coûte 14 $, mais le projet va au-delà d'une simple figurine.

En février, Mattel annonçait qu’elle étendait son partenariat avec la plateforme de programmation ludique Tynker, et visait par là à apprendre le code à 10 millions d’enfants d’ici 2020. Le site propose huit cours, gratuits, au fur et à mesure desquels le joueur programme un robot virtuel après avoir sélectionné une Barbie de son choix. Des Barbie de formes, coiffures, et couleurs variées mais qui respectent religieusement et de toute évidence les canons de beauté. 

Après une première tentative douteuse

Vouloir susciter des vocations scientifiques chez les petites filles et adolescentes est une noble et juste cause. Aux Etats-Unis, d’après une étude de 2017 réalisée par le Département des statistiques commerciales, les femmes n’occupent que 24% des fonctions en sciences, technologie, ingénierie, et mathématiques. Quant à la France, selon le Syntec Numérique, la proportion des femmes salariées dans la tech stagnerait à 30% depuis 2013. Après Barbie astronaute et Barbie programmeuse de jeux vidéo, la dernière initiative de Mattel est donc cette “Robotics Engineer Barbie”. Mais la société américaine doit faire ses preuves après avoir diffusé une vision caricaturale et sexiste de la femme pendant des décennies.

Mattel s'était par exemple attiré les foudres du public anglophone en 2010 quand avait été publié le livre illustré “Barbie I can be a computer engineer”. Soit une Barbie en princesse en détresse munie d’un ordinateur. Au fil de ses pages, on découvrait que Barbie ne s’occupait que des “idées de design”, que c'étaient “les garçons” qui concevaient “le vrai jeu”, et que la trame principale était une attaque virale dont ses amis Steven et Brian allaient la sauver. Deux bulles marquaient la conclusion : Skipper (la soeur, dont Barbie a infecté le PC) qui proclamait sa soeur “ingénieure géniale” et Barbie qui assurait pouvoir le devenir. Mattel s’est excusé pour cette bévue en 2014. Il reste du travail pour faire oublier des décennies de fabrication de stéréotypes sexistes.

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1 commentaire

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03/07/2018 - 14h47 -

Barbie ingénieur, oui, mais bizarrement pas en petite tenue. Pas de mini jupe avec le nombril à l'air quand on travaille en labo ? Barbant ces stéréotypes qui persistent même dans le politiquement correct.
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