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Quotidien des Usines

Matières premières : Eramet investit encore dans le nickel

Publié le

Après une courte pause, Eramet programme 2milliards de francs d'investissements pour augmenter de 20% ses capacités de production de nickel.

Pour Eramet, la pause des investissements aura été de courte durée. Le producteur de nickel calédonien, qui a investi 2milliards de francs entre 1989 et 1994 pour augmenter ses capacités de production - avec la modernisation de son usine et l'ouverture de la mine de Népoui-Kopéto -, s'apprête à lancer un nouveau programme de développement. Objectif: porter à 60000tonnes par an la capacité de production de la SLN. D'ici à trois ou quatre ans, 1milliard de francs sera investi dans l'usine. A partir de 1998, une somme équivalente sera déboursée pour gonfler les capacités minières. "Notre programme est plus ambitieux que ce que nous envisagions encore il y a six ou huit mois", précise Yves Rambaud, le président d'Eramet. Tout porte en effet à l'optimisme. En 1994, la capacité d'autofinancement du groupe a progressé de 28%, pour atteindre 455millions de francs. Et 1995 sera encore meilleur. Au premier trimestre, le chiffre d'affaires a progressé de 31% (24% pour le nickel et 45% pour les aciers rapides). Mais, surtout, le retour de la croissance a relancé la consommation de nickel, qui a progressé l'an dernier de 13%. Et les perspectives de production d'acier inoxydable sont excellentes. Dans ces conditions, l'énigme russe, qui trouble le marché depuis cinq ans, a changé de nature. Avec des exportations de 170000tonnes - à comparer aux 750000tonnes de consommation mondiale -, les producteurs russes semblent au maximum de leurs possibilités. Dès lors, la question se pose à nouveau de la sécurité de ces approvisionnements. Et les consommateurs se pressent pour s'assurer des contrats auprès des producteurs occidentaux.

Vers une nouvelle diversification des activités

Mais le groupe minier et métallurgique ne compte pas en rester là. La restructuration d'Erasteel - la filiale aciers rapides issue du rapprochement Commentryenne-Kloster Speedsteel - touche à sa fin. Le marché a connu, là aussi, un spectaculaire rebond, après avoir chuté de 30% entre 1990 et 1993. L'an dernier, la production d'Erasteel a progressé de... 40%. Tout le problème d'Eramet est de trouver une nouvelle diversification. Le groupe possède une trésorerie positive de plus de 1milliard de francs, dont il n'a pas besoin pour financer ses investissements industriels, qui seront couverts par autofinancement. Et ses positions dans le nickel et les aciers rapides sont telles - il est respectivement troisième et premier mondial dans ces activités - que les perspectives de croissance externe y sont très limitées. Yves Rambaud persiste donc dans son idée de rechercher un troisième pôle, proche de ces métiers. Mais le président d'Eramet refuse de faire concurrence à ses clients et n'est pas tenté d'aller vers la transformation. Eramet recherche plutôt des activités minières ou métallurgiques. Jean-Pierre GAUDARD





USINE NOUVELLE N°2502

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