Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

MATERIEL AGRICOLERenault Agriculture passe à l'offensiveRenault Agriculture annonce un plan d'investissement, commercial et industriel, de 1,4 milliard de francs sur cinq ans. Objectifs : doubler l'export, réduire de 8 % le prix de revient des tracteurs et élargir l'offre vers les fortes puissances.

Publié le

MATERIEL AGRICOLE

Renault Agriculture passe à l'offensive

Renault Agriculture annonce un plan d'investissement, commercial et industriel, de 1,4 milliard de francs sur cinq ans. Objectifs : doubler l'export, réduire de 8 % le prix de revient des tracteurs et élargir l'offre vers les fortes puissances.



Renault Agriculture se donne dix ans " pour doubler, à la fois, la valeur de l'entreprise pour l'actionnaire et ses parts de marché en Europe ". Ces objectifs fixés par Bruno Morange, P-DG de la filiale tracteurs de Renault, seront soutenus par un plan d'investissement commercial et industriel de 1,4 milliard de francs sur cinq ans. En septembre, Renault Agriculture affichait, sur le marché français, 16,9 % des immatriculations, juste derrière John Deere (17,75 %). Toutefois, c'est à l'export que le constructeur compte trouver sa marge de progression. Il va donc renforcer son réseau international en créant de nouvelles succursales en Europe, où il en possède actuellement quatre, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Cette offensive internationale intervient dans un contexte favorable pour l'industriel. Alors que le marché du tracteur agricole connaît un déclin lent et régulier depuis vingt ans, la production de l'usine du Mans, où sont assemblés tous les tracteurs de la marque (à l'exception des tracteurs vignes et fruitiers), a progressé de 17 % cette année, pour atteindre 8 200 unités en fin d'exercice.

UNE REIMPLANTATION COMPLETE DE L'USINE DU MANS

Pour accroître ses marges, Renault Agriculture prévoit une réduction de 8 % du prix de revient des tracteurs sur trois ans. Au Mans, cela se traduit par 50 millions de francs d'investissement annuel sur cinq ans. D'ores et déjà, la réimplantation complète du site est engagée. " Nous avons déménagé et rationalisé l'ensemble du parc de machines d'usinage (pignonnerie et carters) ", indique Claude Mareau, directeur de l'usine. Et, déjà, l'atelier des cabines a été redéployé. Prochainement, d'autres investissements seront lancés pour moderniser l'atelier de câblage, améliorer les équipements en informatique et GPAO, et s'outiller pour le renouvellement de gamme. En parallèle, chez Gima, à Beauvais, une usine spécialisée dans les transmissions et détenue à 50 % par Renault Agriculture, 60 millions de francs ont été investis cette année. Un même volume y sera engagé en 1999 (et vraisemblablement en 2000) pour l'amélioration de l'outil et le développement de nouveaux produits. Le ticket d'entrée des nouveaux modèles est, en effet, inclus dans l'enveloppe de 1,4 milliard de francs. Déjà, ces cinq dernières années, l'entreprise a totalement renouvelé sa gamme jusqu'à 185 chevaux. Une dernière génération de tracteurs, baptisée Ares, à laquelle est attribué l'essentiel de la croissance actuelle, a été lancée l'an dernier. Aussi, c'est sur le marché des grandes puissances que le constructeur étendra son offre (jusqu'à 250 chevaux), tout en axant ses efforts de recherche-développement sur le confort, la fiabilité et l'automatisation des tâches. " Ces tracteurs constitueront une sorte de vitrine. Ils permettront d'aborder les grands acheteurs, soucieux de disposer d'un parc de marque homogène ", explique Claude Mareau. Ces gammes s'ajouteront à des modèles antérieurs toujours demandés. Au total, le site du Mans, qui compte 600 salariés, fabrique une cinquantaine de modèles de base déclinables en 750 versions différentes. Ainsi, sur l'unique chaîne d'assemblage, de 500 mètres de long, deux tracteurs strictement identiques se suivent rarement.



UN PETIT PARMI LES GRANDS

Avec 3,318 milliards de francs de chiffre d'affaires en 1997 (dont 40 % à l'export) et 1 800 salariés, Renault Agriculture est le plus petit acteur de son secteur, avec une part de marché de 4,3 % à l'échelle européenne. Une zone dominée à 22,7 % par New Holland (Ford-Fiat) et les américains John Deere et Massey Ferguson (filiale d'Agco). De même, sur le plan mondial (hors pays en voie de développement), Renault Agriculture ne détient que 1,5 % du marché. Très loin derrière les mêmes protagonistes, dont New Holland, qui culmine à 34,4 %.

Renault Agriculture a donc opté pour différentes alliances. Avec John Deere, son fournisseur de moteurs, pour qui il fabrique sous licence, au Mans, 800 tracteurs (de 55 à 85 chevaux) par an. Et Massey Ferguson, avec qui il fabrique à 50-50, chez Gima, à Beauvais, des ensembles de transmission pour les deux marques. Enfin, l'an dernier, Renault Agriculture a pris 16,6 % d'Agritalia (groupe Carraro), dont l'usine de Rovigo fabrique des tracteurs vignes et fruitiers pour John Deere, Valmet, SLH Deutz et... Renault.

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle