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MATERIAUXLes ratés d'un diffuseur BaygonUne modification de sa conception par un sous-traitant avait transformé cet appareil de lutte contre les moustiques en un engin incendiaire.

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Les ratés d'un diffuseur Baygon

Une modification de sa conception par un sous-traitant avait transformé cet appareil de lutte contre les moustiques en un engin incendiaire.



Branle-bas de combat chez Baygon! Les services commerciaux de Bayer s'apprêtent à remplacer la totalité de ses diffuseurs anti-moustiques commercialisés depuis le 1er janvier 1993. A l'origine de cette gigantesque opération : un petit problème électrique. Il s'agit des produits de la gamme Genius. Ils comportent une résistance alimentée en 220 volts, qui vaporise un liquide insecticide contenu dans un petit récipient. Tout fonctionnait à merveille. Jusqu'au jour où les responsables de Baygon sont avertis d'une série d'incidents. Certains utilisateurs (moins d'une dizaine selon le groupe allemand) retrouvent, après une bonne nuit sans moustiques, leur appareil complètement fondu sur la prise de courant. L'un d'eux est même réveillé par son diffuseur en flammes !

Fâcheuse tendance à l'échauffement

Epouvantés par les conséquences dramatiques de ces dysfonctionnements - notamment sur l'image du groupe chimique allemand -, les dirigeants de Bayer réagissent. Il faut gérer au plus vite cette crise afin d'éviter toute rumeur. Mais, d'abord, trouver l'origine du problème. Les systèmes de diffusion, dont la production est confiée à une dizaine de sous-traitants répartis sur l'Europe, sont rapidement suspectés. Certains d'entre eux, en provenance d'un unique fournisseur, présentent une fâcheuse tendance à l'échauffement. Examinés de plus près, tous révèlent une différence majeure : leur fabricant a décidé, depuis le 1er janvier 1993, de remplacer le noyau en céramique qui enrobe la résistance par une pièce en plastique. "Nous nous étions pourtant assurés de la qualité de ces produits, affirme Patrick Mourin, responsable du département réglementation chez Bayer France. Une série de contrôles, avant et pendant la production, devait les affranchir du moindre défaut de fonctionnement." Il semblerait cependant que les caractéristiques électriques de certaines résistances aient évolué dans le temps. Et que le plastique, prévu pour supporter des températures normales de travail, tolère moins bien que la céramique ces fluctuations. Cette découverte n'arrange cependant pas les affaires de Bayer. Car, même si seuls les diffuseurs issus de ce sous-traitant présentent des risques d'incendie, il est impossible de les différencier des autres. Ni leur circuit de distribution ni leur apparence ne permettent de les repérer. Le groupe allemand se retrouve donc dans l'obligation de demander à tous ses clients de renvoyer leur diffuseur pour l'échanger, à grand renfort de publicité et d'annonces télévisées. Aujourd'hui, il ne lui reste plus qu'à espérer que l'un d'eux ne passera pas entre les mailles du filet.

Olivier Lauvige

USINE NOUVELLE - N°2457 -

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