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Match retour gagnant pour le Forum de partenariat Maroc-France à Paris… en attendant Benkirane

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La deuxième édition du Forum de Partenariat Maroc-France qui a fermé ses portes ce 21 mai a enregistré 1352 rendez-vous B To B au cours des deux journées de cette manifestation qui s'est déroulée à la Bourse de Commerce de Paris contre 650 rendez-vous l'an dernier à Casablanca. Une répétition générale avant la venue du chef de gouvernement marocain à Paris le 28 mai.

Match retour gagnant pour le Forum de partenariat Maroc-France à Paris… en attendant Benkirane
La deuxième édition du Forum de Partenariat Maroc-France a eu lieu à la bourse de commerce de Paris les 20 et 21 mai.
© cfcim

Deux fois plus de rendez-vous. C'est le résultat des rencontres B to B organisées à Paris par la Chambre française de commerce et d'industries de Paris (CFCIM), Maroc Export et la Chambre de commerce de Paris ces 20 et 21 mai.

Paris 1352 - Casablanca 650

"1352 rendez-vous B to B en deux jours, 502 à l'origine d'une structure marocaine et 850 à l'origine d'une structure française. 172 planning de rendez-vous fixés, 122 pour des entreprises françaises et 57 pour des entreprises marocaines", a déclaré jeudi 21 mai en fin de journée, Jean-Marie Grosbois, président de la CFCIM dans son discours de clôture, sous les applaudissements nourris de l'assistance.

"En moyenne, il y a eu entre 7,5 et 8 rendez-vous par entreprise. L'année dernière à Casablanca, il y a eu 650 rendez-vous B to B" en rajouté Jean-Marie Grosbois.

La première édition du Forum de Partenariat Maroc-France s'est déroulée jour pour jour aux mêmes dates de l'année dernière dans la capitale économique du Maroc.

Deux jours durant, cette deuxième édition a réuni à la Bourse de commerce à Paris 80 PME marocaines et 200 entreprises françaises dans l'objectif de nouer des partenariats.

Des débats animés

Pendant que se déroulaient  les rendez-vous B to B au rez de chaussée, au niveau -1, les ateliers-conférences allaient bon train autour des thèmes les plus divers comme climat des affaires, échanges commerciaux, agro-alimentaire, BTP, législation, propriété industrielle, investissements ou environnement.

En présence de différents dirigeants d'entreprises françaises et marocaines et d'institutionnels, les débats ont concerné les problématiques que vivent les entreprises aussi bien les françaises ayant des filiales au Maroc que des marocaines présentes sur le sol français.

Parmi les investisseurs à différents échelons il y avait la présence de BPIFrance, Business France, les Centre régionaux d'investissement (CRI) de Chaouia Ourdigha, Kénitra ou Casablanca.

Les entreprises françaises et marocaines tenaient le haut du pavé avec Medz, l'aménageur de zones d'activités industrielles, l'Office National des chemins de fer (ONCF), la Lyonnaise de Casablanca (Lydec), Managem, Alstom, Cosumar, ou Air Liquide.

A côté des grandes entreprises, les PME marocaines ont occupé une large place avec Xceed, centre d'appel international, BM Electronic Systems, Fabrilec Valtronic Technologies comme sous traitant ou encore Sicopa, et Silver Food dans l'agro-alimentaire.

Premier investisseur et un des premiers bailleurs de fonds du Maroc, la France compte pas moins de 750 entreprises installées dans le royaume. Et les liens entre les deux pays sont renforcés par la présence de 50 000 marocains résidents en France. Ce qui a fait dire à un intervenant, "le Maroc est un pays qui compte pour la France".

cap sur l'Afrique

Un autre intervenant a encouragé les entreprises françaises et marocaines à "aller au dela de leurs échanges actuels par le développement d'un commerce basé sur une relation tripartite dont les sommets du triangle sont formés par la France, le Maroc et l'Afrique".

Dans son discours de clôture, le président de la CFCIM a justifié ce point de vue en relevant que "les exportations du Maroc vers l'Afrique représentent 6 % des exportations. Si on enlève les 2% que forment les exportations vers la Tunisie, la part des exportations marocaines vers l'Afrique se réduit à 4%. Cela prouve si besoin est le chemin qui reste à faire. On veut que les entreprises françaises et les entreprises marocaines se projettent ensemble sur l'Afrique".

Entre temps, les organisateurs ont fixé la troisième édition du Forum de Partenariat Maroc-France au Maroc en 2017 et le match retour une année plus tard à Paris.

Ce rendez-vous des affaires entre la France et le Maroc aura également servi de répétition générale avant la venue du Chef de gouvernement marocain Abdelilah Benkirane jeudi 28 mai dans une rencontre "big business" entre français et marocains.

Nasser Djama

 

 

"Nous allons suivre avec attention les retombées des rendez-vous B to B"

3 questions à Jean-Marie Grosbois président de la Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc (CFCIM)

L'Usine Nouvelle : Quel prébilan tirez-vous de ce match retour Maroc-France ?
Jean-Marie Grosbois : Ce n'était pas évident l'année dernière déja. Or, la manifestation organisée à Casablanca a été un vrai succès. On avait réussi à emmener pratiquement 500 entreprises. On était à 650 rendez-vous B to B. C'était une surprise.
Est-ce la raison de ce match retour ?
Quand on a décidé avec les gens de Maroc Export d'organiser l'événement à Paris, ce n'était pas gagné non plus car on est loin de nos bases. Et, dans ce cas, c'est toujours un peu plus difficile. Mais, en faisant le tour des tables, j'ai vu des personnes satisfaites. Sur les rendez-vous B To B, j'espérais fortement dépasser le chiffre de 1000 rendez-vous qui était pour moi un chiffre exceptionnel. Le résultat est allé plus loin. Ça prouve qu'il y a de l'engouement de la part du Maroc pour la France et de la part de la France pour le Maroc. Je suis optimiste pour la suite mais raisonnablement. Je vois quelque part poindre la reprise. Je le sens dans le comportement des dirigeants, qui sont un peu plus optimistes et ça se voit. Quand les affaires ne vont pas bien on a toujours tendance à se recroqueviller sur soi-même, là c'est moins le cas. On voit que le printemps est arrivé, que le soleil est en train de briller. Souhaitons que l'été soit chaud.
Que va-t-il se passer maintenant ?
Il va y avoir bien évidemment le suivi des créations et des investissements. C'est ce qui fait notre métier. Nous allons suivre avec attention les retombées des rendez-vous B to B. Il faut continuer à rester à l'écoute car les choses sérieuses commencent après les rendez-vous. Notre travail à la chambre française du commerce et d'industrie du Maroc est de faire en sorte de rapprocher les entreprises entre elles. Et avant de les marier, il serait déjà bon de commencer par les fiancer. Et bien entendu, on recommence en 2017 au Maroc un nouveau cycle.

Propos recueillis par Nasser Djama

 

 

 

 

 

 

 

 

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