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Mascot, le petit frère japonais de Philae, part à la conquête d'un astéroïde

Elodie Vallerey ,

Publié le , mis à jour le 03/12/2014 À 11H40

Vidéo Ce 3 décembre, l'agence spatiale japonaise (Jaxa) a procédé au lancement de la sonde spatiale Hayabusa-2 dans le cadre d'une mission d'exploration d'un astéroïde qui trouvera son apogée en 2018-2020. A son bord, Mascot, un atterrisseur développé par les Européens à partir de Philae, le robot de la mission européenne Rosetta posé depuis le 12 novembre sur une comète.

Mascot, le petit frère japonais de Philae, part à la conquête d'un astéroïde © DLR

Quelques semaines après la réussite de la mission spatiale européenne Rosetta et l'atterrissage du robot Philae sur une comète, une autre mission tout aussi ambitieuse joue son avenir, ce 3 décembre, de l'autre côté du globe.

--> Retrouvez notre dossier sur la mission Rosetta et l'atterrissage de Philae

Depuis le centre spatial de Tanegashima, sur une île située dans l'extrême sud du Japon, l'agence spatiale japonaise (Jaxa) a envoyé en orbite la sonde spatiale Hayabusa-2 à 05h22 (heure française) avec, à son bord, l'atterrisseur Mascot (pour Mobile Asteroid Surface SCOuT).

cap sur l'astéroïde en 2019

Aux termes d'un voyage de plusieurs années, Hayabusa-2 "libèrera" Mascot pour lui permettre d'atterrir, au printemps 2019, sur l'astéroïde géocroiseur "(162173) 1999 JU3" pour une douzaine d'heures d'exploration.

Si la mission ressemble à Rosetta, c'est qu'elle hérite en grande partie des développements réalisés par l'agence spatiale européenne (ESA) pour concevoir la sonde spatiale et son atterrisseur Philae, posé sur la comète "Tchouri" depuis le 12 novembre dernier. Hayabusa-2 a également profité des études menées par l'ESA dans le cadre du projet de mission MarcoPolo-R d'exploration d'un astéroïde, abandonné en février dernier.

un atterrisseur très européen

L'atterrisseur Mascot, dont la mission principale est de ramener un échantillon d'astéroïde sur Terre en 2020, est fourni à la Jaxa par l'agence spatiale allemande (DLR), de la caméra multispectrale à champ large au radiomètre destiné à mesurer la température de la surface et l'inertie thermique de l'astéroïde. 

De son côté, l'agence spatiale française (CNES) procure les sous-systèmes de puissance et de communication de l'atterrisseur, le microscope infrarouge hyperspectral MicrOmega et a collaboré au développement de la charge utile.

La sonde spatiale lancée ce 3 décembre prend la suite d'Hayabusa, dont la mission conduite de 2003 à 2010 a connu de nombreux déboires. Elle était tout de même parvenue à ramener sur Terre quelques grammes du sol d'un astéroïde. 

En plus de l'exploration menée par Mascot, Hayabusa-2 enverra sur l'astéroïde un "impacteur" qui explosera à sa surface pour creuser un cratère sur lequel la sonde viendra ensuite se poser plusieurs fois pour effectuer des prélèvements de sol.

Elodie Vallerey

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