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Maroc : treize investissements dans le secteur automobile annoncés à Tanger

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A l’occasion du congrès Automotive Meetings Tangier, 13 conventions d’investissements ont été officialisées par les autorités marocaines. Avec plus de 5 000 créations d’emplois à la clé.

Maroc : treize investissements dans le secteur automobile annoncés à Tanger © invest.gov.ma

Lear, Delphi, Antolin, Bontaz, Faurecia… au total 13 conventions d’investissements ont été officialisées le mercredi 29 octobre à Tanger entre les entreprises concernées et les autorités marocaines, à savoir  Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et Mohamed Boussaïd ministre des Finances.

A cela s’ajoutent deux mémorandums devant déboucher sur des projets industriels.

Ces signatures en chaine se sont déroulées à l’occasion de la convention d’affaires Automotive Meetings Tangier, organisée par la fédération marocaine de l’industrie automobile (AMICA).

Cette convention est l’occasion de "vendre" le sourcing Maroc auprès des constructeurs et grands équipementiers mondiaux. Outre ceux de Renault, des acheteurs de Ford, du malaisien Proton ou de l’indien Tata y sont notamment présents jusqu’au vendredi 31 octobre.

Les investissements annoncés concernent des projets qui, pour certains, étaient déjà connus comme l’usine d’assemblage Bontaz située à El Jadida ou le site du fabricant japonais de faisceaux de câble Yazaki dans la région de Meknes.
Mais d’autres ont été révélés à l’occasion des AMT comme l’extension de l’activité coiffe de siège de Faurecia (4 millions d’euros, 90 emplois) ou un projet de l’entreprise marocaine de machines spéciales EMDS.

Au total, ces 13 projets vont générer un engagement financier supérieur à 1,4 milliard de dirhams (125 millions d’euros) et entraîner la création de près de 5500 emplois.

Ils sont tous subventionnés à hauteur de 10 à 15% par le Maroc, dans le cadre du fonds Hassan II.

"Ces investissements vont dans le sens du renforcement du tissu productif marocain dans l’automobile, un secteur clé qui est devenu le premier exportateur du royaume et qui n’est qu’au début de son histoire dans notre pays", s’est félicité Moulay Hafid Elalamy. Après l’implantation en février 2012 de l’usine Renault Tanger d’une capacité de 340 000 véhicules et dont la quasi-totalité de la production est destinée à l’export, une kyrielle d’équipementiers et de sous-traitants se sont implantés au Maroc, pour beaucoup dans le nord du pays.

Les 13 projets d’investissements signés le mercredi 29 octobre concernent les entreprises : Bontaz Centre et sa filiale Mecalp (assemblage), Yazaki (cablage), Delphi (câblage et électronique), Lear (câble et électronique), GMD (plasturgie), Faurecia (textile auto), Virmousil (cable), EMDS (machines et maintenance)et Capelem (câbles et électronique). Deux memorendums ont été signés avec l’italien Alpha Goma (raccords hydrauliques) et le français Acome (fils).
Au total, l’industrie automobile comptera à fin 2014 , et selon les chiffres de la profession, 150 usines, 85 000 emplois pour un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros.

Pour Tajeddine Bennis, vice-président de l’AMICA et patron de Snop Maroc implanté à Tanger : "il s’agit de poursuivre et d’amplifier cette dynamique avec le soutien des pouvoirs publics et l’engagement de notre fédération à améliorer la compétitivité du secteur dans des domaines comme la logistique, la formation ou le développement du tissu de sous-traitance".

De fait, les problèmes pointés par les investisseurs se rapportent souvent à ces sujets : déficit de main d’œuvre qualifiés, coût logistique trop élevés notamment pour le passage des camions par le Détroit de Gibraltar ou insuffisances dans la chaine de valeur.
Pour rappel, Moulay Hafid Elalamy, à travers son "Plan d’accélération industrielle" présenté en avril dernier veut créer au Maroc 500 000 emplois dans l’industrie entre 2014 et 2020, dont plus de 95 000 dans le secteur automobile.

Un des leviers de cette stratégie est la mise en place "d’écosystèmes productifs", dont quatre ont été officialisés ce mercredi dans le câblage, le travail du métal/emboutissage, les batteries et les intérieurs.

Objectif à court terme : augmenter le sourcing marocain de Renault qui, dans certains domaines, éprouve des difficultés à y parvenir faute d’un tissu industriel suffisant.

Le constructeur veut faire passer son approvisionnement local de 45% à 65% de la valeur des véhicules assemblés à Tanger. Un objectif réaffirmé devant l’assistance de la séance d’ouverture des AMP par Jacques Prost, le directeur général de Renault.  Qui a confirmé la nomination d’un "M. Sourcing Maroc" pour démarcher les équipementiers dans toute l’Europe.

A Tanger, Pierre-Olivier Rouaud

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