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L'Usine Maroc

Maroc : Total arrête sa prospection offshore au large du Sahara occidental

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Le groupe pétrolier Total n'ira pas plus avant dans l'exploration des blocs offshore concédés par l'Office des mines du Maroc dans l'extrême sud du pays. Les analyses préliminaires n'ont rien donné, selon lui.

Maroc : Total arrête sa prospection offshore au large du Sahara occidental
Patrick Pouyanné, PDG de Total.
© L'Usine Nouvelle

Fini. Le groupe Total ne va pas demander la prolongation de l'autorisation de reconnaissance sur le bloc offshore dit "Anzarane Offshore". C'est ce qu'indique l'AFP ce 21 décembre, une information qui lui a été confirmée par un porte parole du groupe pétrolier.

Selon Total, les études préliminaires n'auraient rien donné. Ce, dans un contexte ou, au vu de la plongée des cours du brut, les majors recentrent tous leurs investissements sur les projets les plus prometteurs et rentables à court terme.

Pour rappel, ce bloc Anzarane Offshore, couvre 100 000 km². Il est situé non loin des eaux mauritaniennes au sein de la vaste région géologique dite marge atlantique africaine.

C'est en décembre 2011 qu'une "Autorisation  de reconnaissance" sur ce bloc avait été attribuée à Total E&P Maroc par le royaume via l’Office national marocain des hydrocarbures et des mines (ONHYM).

L'autorisation a été prolongée ensuite jusqu’à ce mois de décembre 2015 pour évaluer le potentiel pétrolier de cette zone.

Cette volonté de Total d'explorer cette région avait soulevé les protestations de certaines ONG, dont  Western Sahara Resource Watch, le bloc étant situé dans les eaux du Sahara occidental, région administrée depuis 1975 par le Maroc considérée comme une part intégrante de son territoire mais revendiquée par les indépendantistes du Polisario.

"Une autorisation de reconnaissance n’est pas un contrat pétrolier au sens où elle se limite à des travaux géologiques et géophysiques" avait alors indiqué le groupe pour qui "selon les experts indépendants consultés par Total sur ce dossier, les travaux géologiques et géographiques susmentionnés réalisés dans cette zone ne sont juridiquement pas contraires au droit international et à la Charte des Nations Unies".

Mais en l'espèce, la géologie a, semble-t-il prévalu.

L'opérateur américain indépendant Kosmos Energy qui avait exploré un bloc offshore au Sahara au large de la petite ville de Boujdour (Cap Boujdour-1 ou CB-1), a lui aussi abandonné au printemps comme l'indiquait le 2 mars dernier un communiqué commun avec l'ONHYM. La société britannique Cairn a connu en 2014 le même sort au large de Tarfaya. 

Quasiment dépourvu de ressources en hydrocarbures contrairement à son voisin algérien, le Maroc qui doit importer plus de 95% de ses besoins en énergie a relancé depuis quelques années l'exploration pétrolière en s'appuyant sur quelques majors et surtout de nombreuses compagnies indépendantes. Mais les recherches n'ont jusqu'ici guère été fructueuses à l'exception de quelques poches de gaz dans le nord du royaume.

 

 

 

Le bloc Anzarane

 

 

 

 

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