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L'Usine Maroc

Maroc : ralentissement à 3% de la croissance en 2014, selon la Banque mondiale

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Le Maroc va voir sa croissance chuter cette année à 3% selon les prévisions de la  Banque mondiale publiées le 10 juin, un chiffre en recul de 0,6 point par rapport à celui de janvier. Au plan mondial l’institution table sur une progression de l’économie de 2,8% cette année, moins forte qu'attendue en janvier. En pointe, une vigueur moins affirmée des économies émergentes.

Maroc : ralentissement à 3% de la croissance en 2014, selon la Banque mondiale
Ralentissement de la croissance au Maroc en 2014, selon la Banque mondiale
© dr

Ralentissement "décevant" de la croissance des économies émergentes… tel est un des principaux verdicts des "Perspectives économiques mondiales" de la Banque Mondiale parues le mercredi 11 juin.

Et le Maroc n’échappe pas à la règle. Selon l’institution, le royaume devrait connaître une croissance de 3% cette année contre 4,4% en 2013.
Cette inflexion s’explique en grande partie par une année agricole moins bonne. Mais cette prévision de juin de la Banque mondiale est néanmoins en deça de celle publiée en janvier dernier qui tablait alors sur 3,6% de croissance cette année pour l'économie marocaine.

La banque prévoit toutefois un net redressement de l’économie du royaume chérifien en 2015 avec 4,4 % de croissance, puis 4,5% en 2016.

A noter que la prévision pour 2014 de la Banque mondiale est bien en deçà de celle du gouvernement marocain qui a bâti sa loi de finance 2014 sur une hypothèse de 4,4% croissance cette année.

Pour rappel, la Banque africaine de développement prévoit 3,2% sur 2014 et le FMI 3,9%.

Concernant l’année en cours dans la région Afrique du nord, l’Algérie fera mieux que le Maroc avec une progression attendue de son PIB de 3,7%. Mais les économies de la Tunisie (+2,7%) et de l’Egypte (+2,7%) progresseront moins vite.

En matière de comptes courants (échanges extérieurs de biens et services), le Maroc affichera cette année encore un des soldes les plus dégradés de la région avec un "trou" équivalent à 7,9% de son PIB (-7.5% en Tunisie et +0,7% en Algérie).

HIVER AMERICAIN

Globalement l'institution de Bretton Woods s’attend à une croissance mondiale de 2,8% cette année, 3,4% l’an prochain et 3,5% en 2016.

Les économies avancées devraient croître de 1,9% cette année, puis 2,4% en 2015 et 2,5% en 2016, selon la banque présidée par Kim Yong Jim. La zone euro progresserait pour sa part de 1,1% (puis +1,8% en 2015) contre une stagnation l'an dernier.

Les Etats-Unis qui ont vu leur PIB se contracter au premier trimestre sous l'effet d'un hiver glacial vont voir leur croissance atteindre seulement 2,1% cette année contre une prévision en janvier de la banque de +2,8%.

Les économies des seuls pays émergents devraient connaitre une progression de leur PIB de 4,8% cette année, une performance qualifiée de "décevante" par l’institution qui tablait sur 5,3% en janvier.

Parmi les explications, la reprise moins forte qu’espérée aux Etats-Unis (en raison notamment de cet hiver glacial) mais aussi la persistance de déficits budgétaires importants chez les pays émergents supérieurs à 3% du PIB pour la moitié d'entre-eux et l’augmentation de leurs dettes publiques (+10 points de PIB depuis 2007).

TENSIONS SOCIALES

A cela s'ajoutent les tensions sociales, politiques ou militaires dans de nombreux pays : Ukraine, Irak, Thaïlande, Turquie... les désordres monétaires liés à la politique ultra expansionnistes des grandes banques centrales (Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni et dans une moindre mesure BCE) ou encore le ralentissement de l'économie chinoise.

"Il importe de resserrer progressivement les politiques budgétaires et de procéder à des réformes structurelles pour reconstituer l'espace budgétaire éliminé par la crise financière de 2008. En d'autres termes, il est maintenant temps de se préparer pour pouvoir faire face à la prochaine crise », selon Kaushik Basu, économiste en chef de la Banque mondiale.

Bref, le monde marche sur un fil. Et les Etats, le Maroc comme les autres, feraient bien de se préparer à l'éventualité d'un nouveau choc systémique. Un des derniers scénarii en vogue dans les salles de marché n'est-elle pas celle d'un krach macro-économique de certains pays africains comme le Ghana ou le Kenya à qui tout semblait pourtant sourire il y a peu.

Pierre-Olivier Rouaud

Courte présentation video des perspectives économiques mondiales publiées le 10 juin par la Banque mondiale

 

 

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