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L'Usine Aéro

Maroc pleins feux sur l’aéronautique

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Maroc pleins feux sur l’aéronautique
Au Maroc, le secteur de l’aéronautique a généré plus de 5 000 emplois.

Ce n’est qu’un chantier près de l’aéroport de Casablanca, mais d’ici à deux ans, ce sera le plus gros investissement aéronautique au Maroc. Ce projet, c’est la future usine de Bombardier, qui fabriquera des composants pour alimenter notamment son site de Belfast. Le groupe veut investir 200 millions de dollars d’ici à 2020 et créer 850 emplois. Plutôt encourageant pour un secteur dans lequel le Maroc était absent il y a encore dix ans, mais qui compte désormais plus de 5 000 emplois industriels. Aircelle, l’un des pionniers, installé à Casablanca depuis 2005, fabrique des inverseurs ou composants de nacelle en composites pour Airbus, Sukhoi ou Bombardier.

En 2012, la filiale de Safran a réalisé 96 millions d’euros de chiffre d’affaires sur ce site de 500 salariés, au meilleur niveau mondial, qui fournit notamment son usine normande.Une mise en œuvre du concept de "colocalisation" entre l’Europe et le Maroc, cher aux autorités marocaines et approuvé par François Hollande qui, lors de sa visite début avril, a cité l’aéronautique en exemple.

Reste que les défis sont grands. "Il y a encore peu de gens formés. Jusqu’à peu, il fallait importer jusqu’au moindre rivet, relate un industriel. L’intérêt du Maroc, c’est surtout sa proximité avec l’Europe et ses salaires débutant à 250 euros par mois." En tout cas, les entreprises, principalement françaises (Dassault, Lisi, Piston Français…), saisissent l’opportunité. À Casablanca, le principal hub aéronautique, elles représentent le gros des 400 millions de dollars investis en cinq ans. Le Maroc, qui a ciblé l’aéronautique dans son "plan d’émergence industrielle", y a ouvert un centre de formation (l’IMA), qui a accueilli 450 stagiaires en 2012. De son côté, la supply chain se sophistique. Nexans s’est doté d’un atelier de câbles aéronautiques et on relève plusieurs investissements récents dans le traitement de surface. L’usine de connecteurs Souriau, à Tanger, livre désormais en direct Boeing ou Airbus. Le Cetim, lui, va doubler d’ici à 2014 la taille de sa filiale de Casablanca, vu le fort développement du marché des essais aéronautiques. Pour certains tests, elle doit même devenir un référent mondial. Une filière est en train de naître.

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