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L'Usine Maroc

Maroc : modérement expansif, le projet de loi de finances dans les starting-blocks pour le parlement

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Le gouvernement du Maroc a adopté mercredi 14 octobre, le projet de loi de finances 2016 qui va prendre le chemin du parlement le 21 octobre. Un budget de continuité articulé autour d'une hypothèse de croissance de 3% avec un déficit budgétaire de 3,5% du PIB. Certaines mesures fiscales répondraient aux demandes du patronat.

Maroc : modérement expansif, le projet de loi de finances dans les starting-blocks pour le parlement
Mohammed Boussaid, ministre de l'économie et des finances
© finances.gov.ma

Présenté en conseil des ministres, le projet de loi de finances 2016 a été adopté par le Conseil du Gouvernement réuni, mercredi 14 octobre sous la présidence du Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.

Selon les orientations générales expliquée par Mohammed Boussaid, ministre de l'Economie et des Finances, ce budget articulé autour de quatre priorités (voir encadré) "soutient la demande et encourage l'offre".

Le texte prévoit notamment 189 milliards de dirhams d’investissements publics soit le même niveau que celui de 2015.

Ces données sont établies sur la base de dépenses à hauteur de 388 milliards de dirhams et des recettes devant atteindre 364 milliards de dirhams soit un déficit de 24 milliards de dirhams.

Modérement expansif, le déficit budgétaire devrait se situer à 3,5% du PIB selon Mohammed Boussaïd (pour mémoire 4,3% était prévu lors du PLF 2015).

Les charges comprennent un budget de fonctionnement de 183 milliards de dirhams (1 000 dirhams = 92 euros) avec notamment des dépenses de personnel de 106 milliards de dirhams (58%) contre 96 milliards de dirhams en 2012 au début de la législature Benkirane.

Au plan macro-économique, l'hypothèse retenue par le gouvernement est celle d'une croissance du PIB de 3% en 2016, prévision légèrement supérieur au 2,6% anticipé par le HCP, l'institution d'analyse économique du royaume.

Le PLF 2015 fin 2014 était intervenu dans une période de croissance morne. Celui-ci arrive durant une année marquée par un taux de croissance attendu autour de 5% (grâce notamment une récolte agricole record).

Autre hypothèse de travail, une inflation toujours faible à 1,7% et un baril de pétrole à 61 dollars. Celui-ci s'inscrit en forte chute par rapport au 103 dollars prévus lors du précédent PLF. Ce pétrole peu cher a permis de desserrer  la contrainte intérieure (compensation) et extérieure pour le royaume qui affiche traditionnellement un lourd déficit commercial (compensé néanmoins par des entrées nettes de capitaux).

Au chapitre fiscalité, les demandes du patronat concernant la progressivité de l'impôt des sociétés en plusieurs tranches aurait été en partie satisfaite.

Le social n'est pas oublié car 2016 sera l'année des législatives. Le budget table sur la création nette de 26 000 postes dans la fonction publique. Et le milieu rural se voit doté d'une enveloppe spéciale de 50 milliards de dirhams s'étalant sur 7 ans concernant 20 800 projets dans des zones enclavées.

La santé voit son budget progresser, celui-ci atteint 13,1 milliards en 2016.

Dans l'enseignement supérieur, le nombre d'étudiants devrait atteindre 330 000 étudiants (contre 182000 en 2012).

"Ce projet de loi de finances intervient dans un contexte international marqué par une amélioration des prévisions de l'économie mondiale et de perspectives prometteuses pour la région euro-méditerranéenne, favorisant la demande étrangère, et la baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux" note le gouvernement.

Le ministre de l’Economie Mohamed Boussaid, présentera mercredi 21 octobre le projet de Loi de Finances (PLF) de 2016 devant les deux Chambres du Parlement réunies en séance plénière et le Chef de gouvernement Abdelillah Benkirane. Place au jeu parlementaire et autres tractations...

Nasser Djama avec Pierre-Olivier Rouaud

Le verbatim du gouvernement en quatre priorités
> une croissance économique équilibrée poursuivant le soutien de la demande et l'encouragement de l'offre à travers, en particulier, la stimulation de l'industrialisation, l'encouragement de l'investissement privé, le soutien de l'entreprise et l'accélération des plans sectoriels
> renforcement des piliers d'un développement économique intégré qui diminue les disparités sociales et spatiales et offre des opportunités d'emploi décent
> accélération de la mise en œuvre de la régionalisation et de la cadence des grandes réformes structurantes
> mise en œuvre de la réforme de la loi organique des Finances et la poursuite des efforts pour la récupération progressive des équilibres macro-économiques.
source : MAP.

 

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