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L'Usine Maroc

Maroc : les ventes marquent une pause à fin février selon Bank Al-Maghrib

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L'activité industrielle marocaine aurait marqué un repli des ventes et de l'activité sur l'ensemble des secteurs. Seules les activités électriques et électroniques déclarées en augmentation et celles du textile et cuir en stagnation ont échappé à la règle à fin février selon Bank Al-Maghrib. 

Maroc : les ventes marquent une pause à fin février selon Bank Al-Maghrib © BKAM

Pause ? Que ce soit au niveau de l'activité industrielle ou de celui du niveau des ventes, la conjoncture industrielle marocaine de ce mois de février marquerait le pas. Seuls les industriels de la branche "électriques et électroniques" sondés auraient déclaré une activité en  augmentation.

C'est ce qui ressort de l'enquête mensuelle d'opinions menée auprès des industriels marocains en février par la banque centrale marocaine Bank Al-Maghrib (BAM). (voir le détail ci-dessous).

La production des industries électriques et électroniques aurait augmenté pour 45% des entreprises. Les commandes reçues en février auraient stagné pour 63% des industriels interrogés alors que les carnets de commandes ont été jugés à un niveau normal pour la moitié d'entre eux. Ce sont les ventes qui seraient attendues en hausse pour 74% des industriels de ce secteur.

Dans les industries agro-alimentaires, la production dans la branche aurait baissé selon 45% des industriels et stagné selon 43% d'entre eux. Aussi bien localement qu'à destination de l'étranger, les ventes dans cette branche auraient été en baisse pour le deuxième mois consécutif.

Les "industries textile, de l'habillement et du cuir" auraient été déclarées en stagnation au niveau de la production et des ventes. Pour 72% des industriels de ce secteur interrogés, les commandes auraient stagné. Pour les trois prochains mois, 54% des entreprises sondées s'attendent à une stagnation de l'activité.

Concernant les industries chimiques et parachimiques, la production aurait accusé une baisse en février. Le taux d'utilisation des capacités se serait établi à 65%. Les industriels de ce secteur seraient partagés entre une stagnation et une hausse en ce qui concerne les commandes reçues. En revanche pour le prochain trimestre, ils anticipent une amélioration de l'activité.

Dans le secteur des industries mécaniques et métallurgiques, il est à noter souligne l'enquête de  BAM que la sous-branche "industrie automobile" se distinguerait par le fait que la production et les nouvelles commandes y seraient en hausse selon respectivement 95% et 87% des industriels.

Pour les trois prochains mois, 69% des industriels de ce secteur s'attendent à une hausse de la production alors qu'ils sont 57% à anticiper une stagnation des ventes. 

 

Nasser Djama

 

Entre 2,5 à 3,5% de croissance cette année, selon la banque centrale marocaine
Lors de sa réunion trimestrielle tenue le mardi 25 mars à Rabat, le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a estimé dans un communiqué qu'en 2013 "la croissance [marocaine] devrait se situer entre 4,5% et 5%, avant de revenir à un rythme entre 2,5% et 3,5% en 2014." A fin février, les finances publiques montrent "un creusement du déficit à 19,7 milliards de dirhams" alors que celui-ci était de "13,7 milliards de dirhams à fin février 2013". BAM table sur un déficit public de 4,9% du PIB cette année en ligne avec le PLF et en retrait sur les 5,4% de 2013. Concernant les échanges extérieurs, BAM estime qu'après 'un allègement de 3,2% en 2013, les données à fin février 2014 montrent un creusement du déficit commercial de 4,7% par rapport à la même période de 2013". Le déficit des comptes courants devrait rester élevé à 7,5% du PIB. Enfin, l'institution monétaire s'attend à une inflation qui "devrait se situer en moyenne à 1,8% en 2014, à 2,3% au terme de l'horizon de prévision, soit le deuxième trimestre 2015 et à 2% sur cet horizon."  La Banque centrale a laissé son pricipal taux directeur inchangé à 3% mais réduit de 2 points le taux de réserve des banques à 2% devant le "besoin" de liquidités. Lors d'une conférence de presse mardi, Abdellatif Jouahri, gouverneur de BAM a par ailleurs évoqué une possible flexibilité accrue du régime de change d'ici à trois ans.  Une réforme d'importance qui a les faveurs du FMI.

 

 

Enquête mensuelle de conjoncture de bank Al-Maghrib février 2014 by usinemaroc

 

 

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