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L'Usine Maroc

Maroc : le TGV entrera en service avant juin 2018

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La ligne à grande vitesse (LGV) au Maroc devrait connaitre ses premiers voyages commerciaux avant juin 2018 a indiqué Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l'Office national des chemins de fer (ONCF). Quinze départs quotidiens dans chaque sens seront programmés.

Maroc : le TGV entrera en service avant juin 2018 © oncf

Ça se précise. Les Marocains pourront monter à bord de trains circulant à grande vitesse dans un délai de deux ans. C'est ce qu'a indiqué Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l'Office national des chemins de fer (ONCF) à Tanger lors de la tenue du 1er colloque de la grande vitesse ferroviaire au Maroc les 26 et 27 mai.

Quant à l'état d'avancement de ce projet le directeur général de l'ONCF a indiqué que "les travaux sont avancés à 80% et que les essais techniques des rames sur les voies de la ligne à grande vitesse (LGV) démarreront à fin 2017" selon des propos rapportés par Médias24.

Sur les 200 km de la LGV 30 km soit 15% sont entièrement achevés. Les essais de rames TGV sur des voies conventionnelles ont même commencé.

"Nous posons actuellement un kilomètre de rail chaque jour et 100 kilomètres de ligne seront fin prêts en février-mars 2017", a précisé Mohamed Rabie Khlie. Cependant, il reste encore selon lui de nombreux tests et homologations à effectuer.

La première ligne à grande vitesse marocaine devrait relier Tanger à Rabat en 1h20' contre 3h45' actuellement. Tanger ne serait plus qu'à 2h10' de Casablanca au lieu de 4h45' aujourd'hui. Les villes de Tanger et Kénitra seraient elles reliées en 47 mn contre 3h15' actuellement.

Concernant le volume de passagers attendu, le directeur général de l'ONCF a apporté la précision suivante : "Pour atteindre l’objectif de six millions de passagers par an, il y aura un départ à chaque heure de Casablanca et de Tanger, avec l’objectif d’atteindre un taux de remplissage moyen des trains de 70%. Chaque train aura une capacité allant de 532 à 1 064 places".

"Nous démarrerons les ventes six mois avant l’entrée en service du TGV, pour que les gens puissent réserver à l'avance" a encore indiqué Mohamed Rabie Khlie.

Le grand mystère reste celui du prix du billet qui sera fixé pour partie selon les règles du yield management, à savoir en fonction de la demande et de la date de réservation. Le niveau auquel il sera proposé fera-t-il du train à grande vitesse marocain un train pour les plus aisés?  La quesiton est posée.

Pour rappel, plusieurs entreprises françaises sont parties prenantes de ce projet majeur

. Le contrat entre la France et le Maroc a été signé fin 2010. Il implique la SNCF qui a conclu de nombreux accords avec l'ONCF pour la formation et la maintenance. Le groupe Alstom fabricant des rames du train à grande vitesse a commencé à les livrer depuis juin 2015.

Colas Rail Maroc pour sa part a décroché, en groupement avec Egis Rail, le contrat de conception-construction de la Ligne à grande vitesse entre Tanger et Kénitra, portant sur 185 kilomètres de voies doubles. Thales est lui impliqué dans la communication. Et Engie Ineo dans la signalisation avec l'italien Ansaldo.

Organisé en collaboration avec l’Union internationale des chemins de fer (UIC), le colloque de Tanger ayant pour thème "la grande vitesse ferroviaire, accélérateur du développement de la mobilité et des territoires", a attiré experts, institutionnels et professionnels du ferroviaire, venus de France, d’Espagne, d’Allemagne, de Corée, de Turquie, de Chine, du Japon et du Maroc.

Lors de la deuxième journée de ce colloque, les participants ont eu l'occasion de visiter l’atelier de maintenance des Trains à grande vitesse ainsi que le chantier de la liaison à grande vitesse Tanger-Casablanca.

Mohamed Najib Boulif, le ministre délégué chargé du Transport, a souligné que "le choix de Tanger pour abriter cette grand-messe n’est pas fortuit, mais plutôt dicté par les chantiers de

développement d’envergure qui y sont lancés, dont la ligne de Grande vitesse, reliant Tanger à Casablanca, et son positionnement stratégique, en tant que porte d’entrée vers l’Afrique et l’Europe".

Le directeur général de l’Union internationale des chemins de fer (UIC), Jean Pierre Loubinoux, s'est pour sa part dit "impressionné par le développement socio-économique que connait la ville de Tanger, avec le lancement de projets d’envergure, dont la LGV, qui fait ériger le Royaume en un hub africain et arabe dans ce domaine".

Nasser Djama

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