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L'Usine Maroc

Maroc : le minotier Forafric s'impose sur le marché de la farine avec le rachat de son concurrent Tria

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Repris l'an dernier par un fonds d'investissement, le groupe marocain de meunerie Forafric vient de racheter son concurrent Tria. Le nouveau groupe pèsera 186 millions d'euros et emploie un millier de salariés. Il a les marchés africains en ligne de mire.

Maroc : le minotier Forafric s'impose sur le marché de la farine avec le rachat de son concurrent Tria
Le nouveau groupe minotier Forafric-Tria devrait passer en tête au Maroc.
© tria

Changement de braquet. Le groupe minotier marocain Forafric passe à la vitesse supérieure avec l'acquisition de l'un de ses concurrents, le groupe Tria, basé comme lui à Casablanca.

Avec ce rachat pour un montant non révelé, le nouveau groupe Forafric-Tria va voir son dispositif industriel renforcé sur le marché marocain face à des concurrents comme Fandy Maroc (filiale du groupe Anouar Invest), Dalia ou encore, sur certains segments de marché, Dari Couspate.

Tria apporte à Forafric (connu au Maroc pour sa marque Maymouna) deux minoteries industrielles ainsi qu'une usine de pâtes alimentaires et de couscous. En aval, une société de distribution et une de négoce et de stockage de céréales viennent aussi renforcer la logistique du nouveau groupe minotier.     

Pour rappel en novembre dernier, Forafric avait lui même été acquis auprès d'actionnaires privés (famille Houcine Benjelloun...) dans une opération conduite par le groupe financier Ycap Partners basé à Paris. Son administrateur Yariv Elbaz a mené cette opération de rapprochement avec l'aide d'un fonds public du Gabon (FGIS) dans un montage dont on ne connait pas le détail.

Cette nouvelle opération de rapprochement Forafric Tria s'inscrit donc dans une logique classique de build-up dans le but d'accélérer la taille et la croissance du groupe.

"Il s’agit de profiter de la complémentarité entre deux grands groupes marocains où nous mettrons à profit notre expérience de près de 50 ans dans le domaine de la production et de la commercialisation de produits céréaliers" a déclaré Mustapha Jamaleddine, vice-président du groupe Forafric-Tria dans un communiqué daté du 4 janvier.

En termes d'effectifs et de chiffre d'affaires, "le groupe Forafric-Tria comptera près de 1000 collaborateurs pour un chiffre d'affaires consolidé de plus de 2 milliards de dirhams" soit 186 millions d'euros environ (1000 dirhams = 93 euros) indique aussi Forafric dans son communiqué.

Le nouveau groupe Forafric-Tria, selon un pointage de L'Usine Nouvelle devrait voir ses capacités théoriques de production en farine de blé tendre et semoule passer à environ plus de 750 000 tonnes, soit d'avantage que le groupe Fandy, leader revendiqué, qui totaliserait environ 600 000 tonnes de capacité avec ses trois unités à Casablanca, Agadir et Tanger.

Le marché marocain de la transformation des céréales comptait 164 minoteries à fin 2014, selon des chiffres de la profession (ONICL), mais la plupart sont de petite taille. De même source, la capacité de transformation au Maroc est de 10,5 millions de tonnes, soit environ +30% en 10 ans, mais avec un faible taux d'utilisation (environ 54%) pour une production effective qui a été de 5,6 millions de tonnes.

Fait à remarquer : au Maroc, il se produit dix fois plus de farine de blé tendre que de semoule de blé dur utilisée pour le traditionnel couscous ou les pâtes alimentaires.

Khalid Assari, directeur général du groupe Forafric-Tria a souligné "nous entendons poursuivre le développement du groupe en nous appuyant sur notre politique commerciale de proximité et en maintenant nos standards de qualité qui représentent les piliers de notre développement".

Le groupe Forafric qui réalise environ 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, dispose de deux unités de blé tendre à Marrakech et Essaouira avec une capacité de 650 tonnes par jour et deux moulins à Safi et Casablanca d'une capacité 500 tonnes par jour avait déclaré à L'Usine Nouvelle Hicham Mohcine, directeur général de Maymouna.

Au Maroc, le secteur de la transformation des céréales comptait 164 minoteries à fin 2014, selon des chiffres de la profession (FNCL), mais la plupart sont de petite taille. De même source, la capacité de transformation au Maroc est de 10 millions de tonnes mais avec un faible taux d'utilisation (environ 54%) pour une production effective qui a été de 5,6 millions de tonnes sur 2013/2014.

Fait à remarquer : au Maroc, il se produit dix fois plus de farine de blé tendre que de semoule de blé dur utilisée pour le traditionnel couscous ou les pâtes alimentaires.Afficher l'image d'origine

Avec sa nouvelle dimension, le groupe Forafric-Tria se donne les moyens de devenir à terme "un champion africain du secteur, créateur de valeur et d'emplois, grâce à l'implantation de nouvelles unités sur le continent" selon les termes de Yariv Elbaz cité dans le communiqué. Le groupe a déjà créé l'été dernier une plateforme logistique à Libreville au Gabon.

Mais le défi est de taille. Sur tout le continent, le marché de la farine est particulièrement encombré ou oligopolisé. Fin décembre, le groupe sud-africain Tiger Brands a ainsi dû jeter l'éponge au Nigéria et revendre sa filiale dans ce pays au groupe du milliardaire Aliko Dangote.

 

Nasser Djama, avec Pierre-Olivier Rouaud

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