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L'Usine Maroc

Maroc : le français Voltalia veut se positionner sur le projet photovoltaïque d'Ouarzazate

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Publié le , mis à jour le 09/06/2015 À 11H17

Producteur d’électricité à base d’énergies renouvelables, Voltalia s'implante au Maroc en créant une filiale Volta Maroc à Rabat. Il s'est porté candidat à l'appel d'offres pour la construction d'une centrale photovoltaïque d'au moins 50 MW à Ouarzazate. Le marché libre de la haute et moyenne tension fait aussi partie de ses objectifs.

Maroc : le français Voltalia veut se positionner sur le projet photovoltaïque d'Ouarzazate
Projet solaire Voltalia en Guyane.
© dr

Cap sur le Maroc. Déjà présent en France, au Brésil, en Guyane et en Grèce, Voltalia, société basée à Paris spécialisée dans la production d'électricité à base de renouvelables, veut dupliquer son expérience au sud de la Méditerranée. Et vient de créer une filiale à Rabat.

"Le Maroc possède des ressources naturelles exceptionnelles notamment en termes de vent avec les alizées favorables à l'éolien et un ensoleillement élevé" déclare à L'Usine Nouvelle Yoni Ammar, directeur général de Voltalia Maroc.

des centrales photovoltaïques de 50 à 70 MW

Dans le cadre du programme NOOR PV I, Voltalia a notamment présenté sa candidature le 6 avril auprès de Masen, l’agence marocaine de l’énergie solaire, pour participer à l’appel d’offres international initié par un Appel à manifestation d'intérêt (AMI).

En ligne de mire, développer et gérer à Ouarzazate (où sont menés d'énormes projets de solaire CSP) une ou plusieurs centrales photovoltaïques (50 à 70 MW) et, potentiellement ensuite, à Lâayoune et Boujdour.

Mais au Maroc, Voltalia s'intéresse aussi au marché libre de la haute et moyenne tension.

"C'est un marché spécifique dans la mesure où les entreprises intéressées qui sont généralement grosses consommatrices d'électricité s'engagent avec des opérateurs privés sur de longues durées pour leur fournir de l'électricité renouvelable à un prix compétitif", précise Yoni Ammar. Un système qu'a autorisé la libéralisation de la réglementation marocaine ces dernières années.

Dans un pays où l'électricité reste chère, cette approche peut intéresser de gros consommateurs comme l'ONCF ou l'OCP et des entreprises de secteurs comme l'acier, la chimie ou l'agro-alimentaire. Ainsi Nareva, groupe marocain fournisseur d'électricité (fililale de la SNI, holding de la famille royale) a déjà développé, des parcs éoliens sur ce modèle notamment à Akhfennir.

Le marché marocain de l'électricité verte reste toutefois  très concurrentiel car outre Nareva, il compte des acteurs privés de premier ordre comme Enel ou EDF Energies nouvelles. Sans oublier l'opérateur historique ONEE.

recruter localement une dizaine de développeurs

Selon Yoni Amar, "la clé d'accès au marché est liée d'abord à la crédibilité des acteurs. Sur ce plan Voltalia a des arguments à faire valoir avec un parc installé de 163 MW et s’élèvera à 363 MW fin 2015 grâce aux construction en cours de finalisation au Brésil par exemple ou, sur le plan financier, la levée de fonds propres par le groupe, de 115 millions d'euros entre juillet 2014 et janvier 2015".

Mais avant de parler de production, il faut d'abord passer par la phase développement. "C'est notre objectif pour 2015/2016 où nous comptons recruter localement une dizaine de collaborateurs, défricher le terrain et obtenir les premières autorisations", conclut Yoni Ammar.

L'éolien : près de la moitié des ventes de Voltalia
L’éolien représente 47,5% des ventes d’électricité de Voltalia en 2014. Le solaire occupe 27,5%, la biomasse 14,1% et l’hydroélectricité 10,8%.

 

Pour rappel, la PME française qui emploie 102 personnes en 2014 a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 27,6 millions d'euros contre 18,6 millions d'euros en 2013 soit une hausse de +48,5%. Coté à la bourse de Paris depuis juillet 2014, Voltalia affiche une capitalisation de 254 millions d'euros au 8 juin.

Interrogé sur le niveau élevé de l'endettement du groupe qui s'élève à 250 millions d'euros, Yoni Ammar précise que "chaque projet est adossé à une société projet qui lui est dédiée. 20 à 30% du projet sont financés sur fonds propres et le reste en ayant recours à des dettes projets sans recours sur l’actionnaire et ce sur une durée de 12 à 18 ans compte tenu du temps de maturité lié aux projets que nous exploitons. Dans le pire des cas, la défaillance d'un projet n'impacte pas l'activité globale du groupe".

 

Nasser Djama

Des origines guyanaises
Créé par l'homme d'affaires Robert Dardanne en 2004, Voltalia trouve ses origines en Guyane française, à travers l'activité de la Société d'Ingénierie Guyanaise (SIG) apprend-on sur son site internet. Au travers de Creadev, sa holding d’investissement, la famille Mulliez (Auchan, Décathlon…) est l’actionnaire majoritaire avec 85 % des parts.

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