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L'Usine Maroc

Maroc : la raffinerie Samir va-t-elle passer de la liquidation au redressement judiciaire ?

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Le feuilleton de la Société anonyme marocaine de l'industrie du raffinage (Samir) continue. Suite à la demande d'annulation de la décision de liquidation des différentes parties en date du 18 mai, la cour d'appel du tribunal de commerce va devoir rendre son verdict début juin.

Maroc : la raffinerie Samir va-t-elle passer de la liquidation au redressement judiciaire ? © samir.ma

Un épisode de plus. Il ne s'est presque rien passé au tribunal de commerce de Casablanca ce mercredi 18 mai. Le sort de la Samir, seule raffinerie marocaine, filiale de la société saoudienne Corral Petroleum Holdings AB, appartenant au Cheikh Hussein Al-Amoudi, devra être décidé (peut-être) le 1er juin. Tel est le verdict prononcé par le président du tribunal de Casablanca.

En cause, "des créanciers, ainsi que le parquet, ont demandé l'annulation de la décision de liquidation et son remplacement par le redressement judiciaire. Une importante partie des créanciers marocains et étrangers restent favorables à la liquidation" selon Medias24.

Cette décision rejoint celle du parquet qui était déjà favorable en première instance à la solution du redressement judiciaire.

Pour rappel, le dernier épisode de l'affaire de la raffinerie Samir à l’arrêt depuis août 2015, suite à de graves difficultés financières, remonte au 11 mai. Le saoudien Mohamed El Amoudi, président principal actionnaire de la Samir avait alors promis d’apporter 680 millions de dollars de fonds propres pour éviter la liquidation judiciaire.

La ligne de défense de Mohamed Al Amoudi se résume en trois points. La Samir serait viable. Elle a continué à payer ses dettes. Ni ses créanciers ni le procureur n’auraient jamais demandé sa liquidation.

Pour rappel, en 2014, la Samir, qui approvisionne le Maroc en carburants pour près de la moitié de ses besoins, avait enregistré une perte de 3,4 milliards de dirhams (1 000 dirhams = 92 euros) pour un chiffre d’affaires de 44 milliards de dirhams.

Le 1er juin, la Cour d'appel de commerce de Casablanca aura la lourde tâche de se prononcer sur la suite à donner à cette affaire. En principe.

N.D.

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