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Maroc : la CGEM fera des recommandations au gouvernement pour la COP22

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La CGEM et le Comité de pilotage de la Cop22 ont signé, vendredi 16 septembre 2016, un partenariat pour mutualiser leurs efforts dans la concrétisation de l’Accord de Paris. Pour la CGEM, la Cop22 reste avant tout l’occasion de négocier avec le gouvernement des avantages pour les entreprises qui réduiraient leur impact sur l’environnement.

Maroc : la CGEM fera des recommandations au gouvernement pour la COP22
Miriem Bansalah Chaqroun, patronne des patrons marocains
© Karim Tibari

La signature, vendredi 16 septembre 2016, à Casablanca, d’un accord de partenariat entre le Comité de pilotage de la Cop22 et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a d’abord été l’occasion, pour le patronat marocain de rendre publics ses actions en amont de la Conférence. La Coalition pour la valorisation des déchets (COVAD) va notamment organiser le 10 octobre à Skhirat le "Waste and Climate Summit".

Ce sommet s’ajoute aux rencontres "Business Dialogues", initiées par le Medef en préparation de la Cop21, qui organise la rencontre des représentants du secteur privé et des gouvernements. Le prochain sommet devrait avoir lieu à Nairobi, au Kenya, à propos de l’agriculture et l’adaptation avec le soutien financier de l’OCP.

Pour le patronat marocain, la Cop22 est donc avant tout l’occasion de faire du lobbying auprès du gouvernement. "Nous ne nous réunissons pas pour nous serrer la main et nous autocongratuler. Nous sommes en train de recueillir toutes les recommandations pour les porter auprès des négociateurs lors de la conférence sous la forme d’un contenu agrégé", explique Meriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM. Le patronat marocain a mobilisé pour l’occasion 21 de ses membres les plus éminents dans une task force dédiée.

"Nous devrions nous prononcer sur le prix carbone, sur le rôle qu’il devrait jouer, annonce la présidente. Nous allons plaider pour une approche fiscale différenciée en fonction de l’attitude des entreprises sur les questions environnementales. Nous allons ainsi demander que les entreprises qui obtiennent le label RSE de la CGEM bénéficient d’un ‘bonus vert’. Des PME africaines nous demandent également de plaider pour que la procédure d’accès au Fonds vert soit la plus simple possible. Nous plaidons aussi pour que le coût de l’assainissement soit réduit afin que les entreprises puissent polluer moins, et produire mieux tout en restant compétitives."

Le plaidoyer de la CGEM devrait être d’autant plus audible que depuis juillet, la confédération patronale marocaine a obtenu le statut d’observateur à la Conférence, accordé par les Nations Unies.

In fine, une "Déclaration de Marrakech" sera signée par les patronats, le 16 novembre, pendant la Cop22. "La Cop21 avait inclus, pour la première fois, les entreprises dans le débat et obtenu la signature d’une déclaration commune de 24 organisations patronales du monde entier. Cette année, pour Marrakech, nous avons réussi à mobiliser une cinquantaine de patronats, notamment du sud qui n’était pas très présents à Paris", souligne Meriem Bensalah Chaqroun.

En matière d’engagement, il ne faudra cependant pas s’attendre, à Marrakech, à de grandes annonces de réduction des émissions de gaz à effet de serre par les entreprises marocaines. Rares sont encore celles qui adoptent une politique environnementale active. "A ce sujet, il y a le Pacte Qualit’Air, rappelle la présidente de la CGEM, et dans la zone verte, les entreprises qui ont déjà pris des mesures pour limiter leur impact environnemental présenteront leurs expériences."

Le Pacte Qualit’Air signé par la CGEM avec la fondation Mohammed VI pour l’environnement en février dernier, met en place une forme de compensation volontaire carbone offrant aux entreprises de compenser leurs émissions en finançant la Fondation qui, en contrepartie, s’engage à son tour à réaliser des projets respectueux de l’environnement. A ce jour, sept entreprises et deux associations professionnelles ont signé le Pacte.

L’engagement financier des entreprises marocaines dans le cadre de la Cop22 s’incarne donc aujourd’hui d’abord par le financement de l’organisation de l’évènement lui-même.

"L’objectif est de réunir 200 millions de dirhams auprès du secteur privé à la fois sous forme de dons, d’avantages en nature et de participation à la location d’espaces dans la zone verte. Aujourd’hui, nous avons atteint 150 millions de dirhams d’engagement", explique Saïd Mouline, membre du Comité du pilotage de la Cop22 et président de la Commission énergie climat et économie verte au sein de la CGEM.

Les entreprises devraient donc parvenir à financer un peu moins du quart de l’évènement, budgétisé de 800 millions de dirhams à un milliard de dirhams. "La CGEM, de son côté, va réunir 12 à 20 millions de dirhams grâce à ses sponsors pour financer ses propres évènements pendant la Cop22 », annonce sa présidente.

Julie Chaudier à Casablanca

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