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L'Usine Maroc

Maroc : des transports propres Made in France...

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[Dossier COP22] Le Maroc disposera en 2018 du premier train à grande vitesse africain. Et s’est lancé dans le développement des transports urbains.

Maroc : des transports propres Made in France...
Le tramway de Casablanca sera exploité par RATP Dev jusqu’en décembre 2017.

En 2018, le Maroc aura sa première ligne à grande vitesse avec près de trois ans de retard. Une première sur le continent africain, où le transport ferroviaire, souvent hérité d’un passé colonial douloureux, reste le plus souvent chaotique. Les Marocains pourront aller de Tanger à Casablanca en à peine plus de deux heures, contre près de six heures aujourd’hui. Une ligne à grande vitesse – les trains rouleront à 320 km/h jusqu’à Kenitra –, largement made in France, aussi bien pour son financement que sa réalisation. Alstom produit les douze rames (dix-huit étaient prévues dans le projet initial) à Aytré (Charente-Maritime). Celles-ci sont ensuite assemblées à Tanger. C’est la SNCF qui assurera la maintenance pendant quinze ans avec les chemins de fer marocains (ONCF). Colas, Egis, Engie, Systra et Thales ont également participé à ce chantier.

D’autres projets sont annoncés, mais « ils ne verront sans doute pas le jour avant 2030, car cela coûte très cher ! », prévient Charafa Chebani, la directrice du pôle business France à la Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM). Des lignes sont notamment prévues pour relier Tanger à Agadir, en passant par Marrakech et Essaouira. Une autre partira de Rabat pour relier Oujda, en passant par Meknès et Taza.

Le développement du transport urbain devrait être réalisé dans des délais plus courts. « L’impulsion de la COP 22 va permettre de mobiliser les fonds. Casablanca, Rabat, Marrakech et Agadir sont les villes les plus avancées. La solution de créer des sociétés de développement autonomes locales comme à Casablanca est une mini-révolution au Maroc. Les choses avancent plus vite. On le voit à Casablanca, avec l’aménagement de la ville et l’implantation du tramway », explique Charafa Chebani.

Trois autres lignes de tramways prévues en 2022

À Casablanca, les travaux ont débuté sur le tracé de la ligne 2 de 15 kilomètres, qui doit entrer en service fin 2018 pour desservir l’axe entre le boulevard Anoual et Sidi Bernoussi. La ligne 1 sera prolongée de 2 kilomètres. Mais Casa Transport, la société de développement local, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle a déjà lancé les études pour les lignes 3, 4 et 5, prévues pour 2022, et… peut-être deux lignes supplémentaires pour atteindre un réseau de 110 kilomètres. Ce tramway conçu et produit par Alstom est exploité par RATP Dev avec sa filiale Casa Tram depuis le 12 décembre 2012. Un contrat qui s’achèvera le 12 décembre 2017. Le prochain appel d’offres concernera la future ligne 2 et les autres prévues à l’horizon 2022. La région de Casablanca compte investir plus de 30 milliards de dirhams (2,8 milliards d’euros) à l’horizon 2022 dans les infrastructures et les transports collectifs. Rabat a décidé une extension de son tram pour 2019. Une aubaine pour les entreprises françaises si elles remportent les contrats.

Olivier Cognasse

… mais des bus électriques chinois

Les réseaux de bus marocains sont souvent dans un état calamiteux. La solution pourrait venir de Chine. En visite à Pékin, en mai, le roi Mohammed VI a signé un accord pour l’implantation d’une usine de bus électriques au Maroc par le constructeur chinois Yangtse. Montant annoncé de l’investissement : 1,2 milliard de dirhams (111 millions d’euros). Elle commencerais à produire en 2017 et créera 500 emplois. En attendant, les villes d’Agadir et de Marrakech, entre autres, ont fait le choix du bus électrique importé de Chine. Des travaux pour aménager des couloirs de bus et la signalisation sont en cours. Quelques bus électriques à haut niveau de service pourraient même circuler durant la COP 22 sur un parcours de 8 kilomètres à Marrakech, où l’opérateur espagnol Alsa assure l’exploitation. Le projet prévoit à terme d’alimenter ces lignes avec une centrale solaire.

 

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