Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Maroc : Dans le sillage de Renault

, ,

Publié le

Sommaire du dossier

Dans son usine de Melloussa ouverte en 2012, lovée dans les collines près de Tanger, Renault a déjà inauguré, ce 8 octobre, l’extension du site pour 400 millions d’euros. Avec une deuxième ligne qui fabriquera des Sandero (à côté de Lodgy et de Dokker), la capacité de l’usine passe de 30 à 60 véhicules par heure, soit 340 000 véhicules par an, l’équivalent du site roumain de Dacia. L’usine, où s’activent 6 000 salariés, est loin de tourner à ce rythme. Inaugurée en février 2012, elle a fêté son 100 000e véhicule, exporté début septembre. Mais 200 000 voitures devraient être assemblées en 2014.

Retrouvez le reste de notre grand dossier "Les nouvelles usines du Monde"

Quand Renault annonce en 2007 son projet "low cost" au Maroc, il déclenche l’incrédulité : Tanger n’a pas de tradition automobile et le salaire minimum est le plus élevé d’Afrique, à 207 euros par mois. Mais le site est idéalement situé pour servir le bassin méditerranéen. Les autorités sont prêtes à lui accorder le statut de zone franche et à dérouler le tapis rouge. Car depuis 2009, le royaume a lancé Émergence, le plan de stratégie industrielle suivi avec constance par tous les gouvernements, y compris celui des islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) arrivé au pouvoir fin 2011. Attirer un grand constructeur fait figure de priorité. Le Maroc met les moyens et offre les 314 hectares de foncier. Via son bras armé, la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), l’État marocain participe également à l’investissement. Sur un coût total de 1,1 milliard d’euros, la CDG en aura financé 47,6 % via une société commune (détenue à 52,4 % par Renault), qui loue le site à la société d’exploitation. À cela s’ajoute, la connexion par rails avec le port Tanger Med, où un quai dédié a été construit.

Enfin, l’État a payé l’infrastructure du centre de formation (Ifmia) adossé au site, où Renault forme la plupart de ses nouveaux collaborateurs et qui doit aussi servir à ses équipementiers. Car le groupe anticipe un contenu local (hors moteur) de 57 % d’ici à 2015, et commence à drainer une ribambelle d’investissements. Certains équipementiers étaient déjà au Maroc, mais Melloussa a eu un effet accélérateur. À Tanger, l’emboutisseur Snop a implanté un site pour Renault. L’aciériste espagnol Bamesa vient d’installer un centre de services. Le japonais Denso s’est doté d’une usine de climatisation, Saint-Gobain a préféré Kenitra pour son usine de pare-brise. Quant à Renault, son activité commence à faire entrer des devises dans les caisses du royaume : sur les neufs premiers mois de 2013, les exportations automobiles ont bondi de 54 %.

P.-O. R.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Notre sélection : Les écoles d'ingénieurs, vivier préféré de l'industrie

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle