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L'Usine Maroc

Maroc : Benkirane aux portes d'un deuxième mandat de Chef du gouvernement

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Publié le , mis à jour le 08/10/2016 À 20H10

Après la victoire nette de son parti le PJD aux élections de vendredi 7 octobre, le chef du Gouvernement Abdelilah Benkirane devrait être cette semaine reçu par le roi avec la mission de former un nouveau gouvernement. Comme en 2011, il devra trouver des alliés pour former une majorité parlementaire.

Maroc : Benkirane aux portes d'un deuxième mandat de Chef du gouvernement
Abdelilah Benkirane, Chef du gouvernement sortant et leader du PJD, lors d'un meeting de son parti.
© Issam Zerrok via FB

Aujourd'hui, lundi 10 octobre, ou jeudi 13 octobre au plus tard, le roi Mohammed VI devrait recevoir, sauf surprise, le chef du Gouvernement sortant Abdelilah Benkirane en audience afin de lui confier la tâche de former un nouveau gouvernement au Maroc, le troisième de l'ère Benkirane. Selon l'article 47 de la constitution de 2011 (voir ci-dessous), le roi confie cette tâche au parti arrivé premier aux élections.

A l'issue des législatives de vendredi 7 octobre, le PJD, formation islamiste modérée conduite par le Chef du gouvernement est de fait arrivé largement en tête d'un scrutin marqué par une forte abstention (55%). Certes en tête, mais loin encore de pouvoir s'assurer une majorité à la chambre de représentants (voir résultat ici dessous).

Avec 125 sièges sur 395 au Parlement (31,65%), il manque 73 sièges au PJD pour pouvoir former une majorité et donc un gouvernement.

Arrivé bon deuxième, le PAM, parti libéral considéré proche du Palais, échoue pour sa part à arriver aux affaires mais consacre une sorte de bipolarisation du panorama politique marocain.

Vendredi 14, le roi Mohammed VI présidera donc la session inaugurale du nouveau parlement et prononcera un discours très attendu. Dans la foulée, le parlement doit en principe examiner la loi de finances 2017 mais il est peu probable que des débats approfondis aient lieu avant la formation d'une majorité et du gouvernement

Après sa probable nomination, Abdelilah Benkirane devra trouver des alliés pour former cette majorité. Pour rappel, la coalition sortante comprenant, outre le PJD, trois autres partis, le RNI (centre droit), le MP (à forte composante berbère) et le PPS (ex-communistes).

Mathématiquement à l'issue des élections, la coalition sortante s'assure toujours la majorité. Mais des interrogations portent sur la volonté de ces formations de repartir pour une mandature avec le PJD.

En effet, hormis le PJD et le PAM dans ces législatives, tous les grands partis, y compris ceux des soutiens de la majorité (qui comptaient tous trois des portefeuilles ministériels) ont fortement reculé en nombre de sièges. Salaheddine Mezouar, MAE et secrétaire général du RNI a ainsi présenté sa démision hier à la tête de son parti qui aurait été refusée.

Le PJD et le PAM ayant exclu de gouverner ensemble, la recomposition politique pourra prendre du temps. La presse marocaine dénombre au moins quatre combinaisons différentes.

En 2011, il avait fallu 32 jours pour former une majorité qui avait éclaté deux ans plus tard avec le départ du parti de l'Istiqlal (parti historique de l'indépendance) remplacé par les alliés sortant du PJD. Combien de jours en faudrait-il cette fois ?

Pierre-Olivier Rouaud

 

Résultats des législatives du 7 octobre
- Parti de la Justice et de Développement (PJD) : 125 sièges
- Parti Authenticité et Modernité (PAM) : 102 sièges
- Parti de l’Istiqlal : 46 sièges
- Rassemblement National des Indépendants (RNI) : 37 sièges
- Mouvement populaire : 27 sièges
- Union socialiste des forces populaires (USFP) : 20 sièges
- Union constitutionnelle : 19 sièges
- Parti du progrès et socialisme (PPS) : 12 sièges
- Mouvement démocratique et social (MDS) : 3 sièges
- Fédération de la gauche démocratique (FGD) : 2 sièges
- Autres : 2 sièges

 

Constitution dU 30 juillet 2011 : l'Article 47

Article 47  Le Roi nomme le Chef du Gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des Représentants, et au vu de leurs résultats. Sur proposition du Chef du Gouvernement, Il nomme les membres du gouvernement. Le Roi peut, à Son initiative, et après consultation du Chef du Gouvernement, mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du gouvernement. Le Chef du Gouvernement peut demander au Roi de mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du gouvernement.  Le Chef du Gouvernement peut demander au Roi de mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du gouvernement du fait de leur démission individuelle ou collective. A la suite de la démission du Chef du Gouvernement, le Roi met fin aux fonctions de l’ensemble du gouvernement. Le gouvernement démissionnaire expédie les affaires courantes jusqu’à la constitution du nouveau gouvernement.

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