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L'Usine Maroc

Maroc : à l'occasion de la visite du roi à Pékin, 110 millions d'euros d’investissements industriels chinois impliquant Attijariwafa Bank

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Publié le , mis à jour le 16/05/2016 À 08H00

Après le Forum économique Maroc-Chine qui s’était tenu fin novembre 2014, la visite officielle du roi, ces 11 et 12 mai transforme l’essai. Une quinzaine de conventions économique ont été signées jeudi 12 mai à Pekin, dont trois supportées par la première banque du pays Attijariwafa Banlk dans le domaine industriel. Trois projets d'usines dans les chauffe-eau solaires, le photovoltaïque et les composants ferroviaires pour plus de 110 millions d'euros.

Maroc : à l'occasion de la visite du roi à Pékin, 110 millions d'euros d’investissements industriels chinois impliquant Attijariwafa Bank
Mohammed VI et Xi Jinping à Pékin.
© map

Le groupe chinois Linuo Paradigma, présenté comme leader mondial dans la fabrication des chauffe-eaux solaires va investir 100 millions de dirhams (1 000 diramds = 92 euros) dans une unité industrielle d’une capacité de production de 50 millions de chauffe-eaux solaires par an pour le marché marocain et continental.

Linuo Paradigma a signé un mémorandum d’entente avec la Société d’Investissement Energétique (SIE) marocaine, pour le financement, et le groupe marocain Cap Holding pour la distribution. "Attijariwafa bank mettra aussi son réseau à contribution à travers la mise en place d’un dispositif de financement des usagers au Maroc ainsi que dans les pays de présence de la banque en Afrique", indique Attijariwafa Bank dans un communiqué publié ce 12 mai.

160 MW de modules photovoltaïques

Hareo Solar Energy, entreprise chinoise spécialisée dans la production de cellules et de panneaux solaires va investir un total de 1,17 milliard de dirhams dans une usine qui produira 160 MW de modules photovoltaïques et 160 MW de cellules photovoltaïques en trois phases.

La société chinoise opérera en partenariat avec la SIE et le marocain Jet Contractors opérant dans le bâtiment, la construction et les énergies renouvelables au Maroc mais aussi en Afrique, en vertu du memorandum qu’ils ont également signé aujourd’hui.

Enfin, le groupe Sichuan Huatie Hi-Tech construction engineering s’est également engagé à investir au Maroc dans une unité industrielle spécialisée dans la fabrication de composants ferroviaires, automobiles, et aéronautique destinés au marché marocain et à l’export.

Une ZES chinoise au Maroc

Ces trois conventions interviennent au lendemain de la signature d’un mémorandum d’entente sur la création d’une "zone de coopération économique et industrielle chinoise" au Maroc, par Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie marocain et Gao Hucheng, son homologue chinois. Il s’agirait d’une version adaptée des zones économiques spéciales chinoises d’abord développées en Chine avant d’être étendues, dans des formats différents, au reste du monde, en particulier en Afrique, pour soutenir l’internationalisation des entreprises chinoises.

Avec ces trois nouveaux investissements industriels, le Maroc fait mieux qu’en 2014. A l’époque du premier Forum Maroc-Chine, aucun des accords signés n’était synonyme d’un investissement industriel direct à l’exception d’une usine d’acier de 250 000 tonnes par an à Tanger Free Zone du méga groupe Shandong Shangang pour 1,3 milliard de dirhams, annoncée quelques mois plutôt. Entre la crise de surproduction d’acier en Chine et les difficultés de Maghreb Steel, l’investissement semble être avoir été oublié. Sur les 11 premiers mois de l’année 2014, le Maroc avait reçu 160 millions de dollars d’investissements chinois.

Séduire les investisseurs chinois

Depuis, le ministère de l’Industrie et du Commerce marocain n’a eu de cesse de séduire les investisseurs chinois. En octobre 2015, il accueille une cinquantaine d’équipementiers chinois de PSA dans le cadre de son installation prochaine à Kenitra.

Un mois plus tard, Moulay Hafid Elalamy préside le Sino-african entrepreneurs Summit avec ce message : "ici, au Maroc, j’ai vu partir des activités vers la Chine. On a vécu cela avec difficulté mais avec le sourire, parce que ce sont les règles du jeu : le plus compétitif récupère les emplois du moins compétitif. Les opérateurs chinois sont aujourd’hui à la recherche de source de compétitivité et certains viennent au Maroc."

15 accords de coopérations économique et politique

Aujourd’hui, les trois conventions d’investissements industrielles signées par Attijariwafa Bank s’inscrivent dans un ensemble d'une quinzaine  conventions couvrant aussi les secteurs financiers et la logistique.

Elles-mêmes traduisent la perspective dessinée par les 15 accords signés hier entre les gouvernements marocain et chinois. En substance, ces derniers s’engagent à collaborer dans tous les domaines – industriel, touristique, commerce de produits alimentaire, technologies de l’industrie de la défense, ferroviaire, infrastructure et construction, hydrocarbures et énergie. Une convention SWAP de devises a également été signée par les deux banques centrales.

A noter aussi un projet industriel dans le domaine des bus électriques avec la promesse d'une usine d'assemblage au Maroc.

Par ailleurs, le Maroc et la Chine ont signé une convention d’extradition, une convention d’entraide judiciaire et pénale et se sont accordés pour faciliter la délivrance des visas réciproques à leurs ressortissants.

Intervenant après les voyages en Russie et dans les pays du Golfe et précédant une future visite en Inde, la visite du roi en Chine dispose ainsi d’un volet  diplomatique important. Le palais royal veut élargir le cercle de ses alliances internationales, avant tout pour défendre ses positions sur le Sahara occidental. Dans un contexte de fortes tensions avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, le roi recherche notamment l’appui de membres permanents au Conseil de sécurité des Nations Unies, au delà de ses soutiens habituels France et Etats-Unis..

Julie Chaudier, à Casablanca

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