Marks & Spencer s'efforce de rassurer sur son redressement

par James Davey
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Marks & Spencer s'efforce de rassurer sur son redressement
Marks & Spencer a fait état mercredi d'un bénéfice 2016-2017 supérieur aux attentes mais, en revanche, le recul des ventes dans l'habillement et les articles de maison du distributeur britannique sur les trois derniers mois de l'exercice a été plus prononcé que prévu. Ce repli des ventes vient ainsi tempérer les espoirs nés du trimestre précédent. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

LONDRES (Reuters) - Marks & Spencer a assuré mercredi que son activité habillement était sur la voie du redressement au vu d'une amélioration de ses marges et d'une stabilité de ses parts de marché, malgré l'annonce d'un bénéfice annuel en baisse et d'un recul des ventes au quatrième trimestre de l'exercice 2016-2017.

Le distributeur britannique, a estimé qu'au sein d'un marché de l'habillement "volatil et légèrement déprimé", son plan de relance de ce segment était bien parti.

Les investisseurs semblaient d'accord avec l'analyse de Marks & Spencer puisque, vers 11h00 GMT, le titre du distributeur gagnait 1,78% à 394,6 pence alors que l'indice regroupant les valeurs européennes liées à la distribution était pratiquement stable et que le FTSE 100 de la Bourse de Londres prenait 0,3%.

La hausse de ce mercredi porte à près de 13% la performance de l'action M&S depuis le début de l'année contre +4,6% pour l'indice sectoriel sur la période.

Le 5 mai, la valeur avait bondi de près de 5% après la nomination à la présidence du conseil d'administration du groupe d'Archie Norman, perçu comme un dirigeant doté d'une solide expérience couronnée de succès dans le secteur en Grande-Bretagne.

"Nous avons accompli un travail formidable au cours de l'année écoulée et, même s'il reste beaucoup à faire, je suis fier de nos progrès", a déclaré Steve Rowe, le directeur général.

En poste depuis un peu plus d'un an après avoir dirigé la division habillement de l'enseigne vieille de 133 ans, Steve Rowe a lancé en 2016 un plan de redressement de cette division ainsi que des articles d'équipement de la maison, en se fixant pour priorités l'amélioration des gammes, une meilleure configuration des magasins et une plus grande disponibilité des produits, tout en expliquant que cette transformation pèserait dans un premier temps sur les bénéfices du groupe.

EFFET CALENDAIRE

Sur l'ensemble de l'exercice 2016-207, clos le 1er avril, le bénéfice imposable hors exceptionnels de Marks & Spencer a baissé de 10%, à 613,8 millions de livres (712 millions d'euros), alors que les analystes financiers prévoyaient en moyenne un bénéfice de 593 millions après celui de 690 millions enregistré un an plus tôt.

Le chiffre d'affaires annuel a baissé de 2,2% à 10,62 milliards de livres. Le dividende est néanmoins maintenu à 18,7 pence par action.

Les résultats publiés mercredi montrent aussi que le recul des ventes dans l'habillement et les articles de maison du distributeur britannique sur les trois derniers mois de l'exercice a été plus prononcé que prévu.

Un repli qui vient tempérer les espoirs suscités par les résultats du trimestre précédent, durant lequel ces ventes avaient augmenté pour la première fois depuis près de deux ans.

Marks & Spencer a cependant expliqué que ses performances commerciales des trois mois au 1er avril avaient été affectées par le fait que Pâques est tombé en dehors de cette période cette année et que les journées clefs suivant immédiatement les fêtes de Noël ont été comptabilisées au troisième trimestre.

Les ventes à magasins constants de vêtements et d'articles pour la maison ont reculé de 5,9% alors que les analystes financiers avaient tablé sur un repli plus limité de 3,3%. Au troisième trimestre de l'exercice, elles avaient progressé de 2,3%.

Steve Rowe a noté que les effets calendaires avaient pesé à hauteur de 3,8 points de pourcentage sur l'habillement et les articles de maison et que les ventes de produits sans rabais avaient augmenté de 8% sur le trimestre.

"Quand nous aurons atteint (la fin du premier trimestre) début juillet, nous aurons eu 91 jours de prix pleins, ce qui est la plus longue période en la matière en dix ans", a-t-il souligné.

Dans l'alimentaire, les ventes à données constantes ont baissé de 2,1%.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand)

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