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Mark Zuckerberg sonne l’entrée de Facebook au Nasdaq

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Facebook est bel et bien entré en bourse au Nasdaq à 14h, heure de Paris. Critiqué, décrié, envié, le réseau social met en vente 421 millions d’actions au prix de 38 dollars.

Mark Zuckerberg sonne l’entrée de Facebook au Nasdaq © D.R. - Nasdaq

C’est le jour F. A 14h, Mark Zuckerberg a fait retentir la cloche du Nasdaq depuis Menlo Park en Californie, le siège social de Facebook. En extérieur et dans une ambiance de concert de rock, c’est vêtu de son éternel sweatshirt à capuche qu’il a mis en vente 421 millions d’actions à 38 dollars.

Depuis des mois, le monde bruisse de cet événement futur, scandaleux au possible. Parce que cette entreprise d’à peine 8 ans, au chiffre d'affaires de 3,7 milliards de dollars, pourrait lever jusqu’à 16 milliards de dollars et surtout être valorisé aux alentours de 100 milliards de dollars. Devenant ainsi, la 3e plus imposante entrée en bourse de l’histoire américaine derrière General Motors et Visa.

Les exigences de la SEC
A partir d’aujourd’hui, pour Facebook, le monde va changer. Car c’est l’autorité américaine de surveillance des marchés, la SEC (securities and exchange commission), qui contraint le Californien à cette entrée en bourse. Elle exige des entreprises de plus de 500 actionnaires de s’ouvrir à l’actionnariat public.

Et même si Mark Zuckerberg conserve 57% des droits de vote (et 28% du capital), il devra désormais aussi évoluer sous la loupe de ses nouveaux propriétaires en quête de rentabilité. Il sera poussé à démontrer plus rapidement que prévu la valeur de son entreprise et la réalité de son modèle économique.

Monétiser 900 millions d’amis
Or, depuis l’annonce de cette entrée en bourse, les critiques vont bon train. A commencer par celles qui concernent justement le modèle économique du réseau social. Aujourd’hui, essentiellement fondé sur un accès au site gratuit et de la publicité en ligne classique. Facebook suit déjà d’autres pistes comme les "crédits", cette monnaie qui permet d’acquérir des objets virtuels dans les jeux par exemple, ou le paiement des applications développés par d’autres pour son réseau.

Mais sa véritable puissance et sa valeur véritables sont encore peu visibles. Elles se cachent derrière les 901 millions d’utilisateurs mensuels actifs qui lui ont spontanément fourni une mine d’informations et surtout, se sont connectés entre eux par des liens "d’amitié". Des relations qui donnent davantage de valeur aux informations qu’ils échangent. Cette toile mondiale d’amis permettra à Facebook de développer des services de publicité davantage basés sur le "recommandation" entre amis. Ce qu’il teste déjà au travers des "sponsored stories", publications d’abonnés Facebook mises en avant moyennant paiement par les marques ou entreprises citées. 

Le réseau a par ailleurs ouvert la plate-forme technologique qui soutient cette toile, l’OpenGraph. Créant ainsi à peu de frais un écosystème applicatif complet, autre source potentielle de valeur. Reste à Facebook à trouver les outils pour faire briller toutes ces pépites encore enfouies.

La dépendance aux jeux
Outre son modèle économique en devenir, les observateur n’ont eu de cesse de pointer les faiblesses de Facebook et de son jeune patron-fondateur. Pour s’introduire en bourse, le réseau a dû détailler son fonctionnement et répondre à des questions de la SEC. Facebook a donc avoué sa forte dépendance aux revenus provenant des applications de jeu, et en particulier ceux de Zynga qui représente environ 12% de son chiffre d'affaires.

Il a aussi évoqué sa faiblesse sur un écosystème mobile en pleine explosion où il lui faut encore faire des efforts. Ne parlons même pas des critiques concernant la façon de se vêtir de Mark Zuckerberg, surnommé "la capuche" qui auraient inquiété les investisseurs potentiels ou de son autoritarisme, comme l'a révélé l'épisode de l’acquisition de Instagram qu’il a mené à bien quasiment seul…  Des défauts qui étaient devenus des qualités chez un certain… Steve Jobs.

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