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Quotidien des Usines

Marie Brizard en redressement judiciaire

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Le tribunal de commerce de Dijon vient de placer cette entreprise spécialisée dans les spiritueux et filiale du groupe Belvédère, en redressement judiciaire.

Marie Brizard en redressement judiciaire © Cilou101 - Flickr - c.c.

"Nous nous retrouvons dans une tourmente qui ne nous concerne pas. Marie Brizard est une entreprise viable mais qui subit la déroute de sa maison mère Belvédère. Nous sommes cautionnaires de ses dettes" lâche un représentant des salariés de Marie Brizard qui préfère garder l’anonymat.

De fait, depuis son rachat en 2007 par le groupe de spiritueux Belvédère, c’est la gueule de bois pour les 600 salariés de Marie Brizard, qui possède un site en Espagne et  quatre sites en France. Ils se situent à Beaucaire dans le Gard (sirops et vins tranquilles), à Aigre en Charente (cognac et eaux de vie) à Bordeaux et à Lormont en Gironde, (whiskies, cocktails, liqueurs).

Pour acquérir, la PME bordelaise, Belvédère s’était mis sur le dos de très lourds emprunts. Incapable de tenir ses engagements, le groupe obtenait fin 2009 du tribunal de commerce de Dijon un plan de sauvegarde.

Et s’engageait à régler ses créances de façon échelonnée. Sauf que cet engagement ne sera pas tenu. Du coup, le tribunal annulera le plan de sauvegarde.

Revirement en juillet 2011 : le tribunal de commerce de Nîmes (Gard) décide de placer Belvédère en procédure de sauvegarde. Une décision motivée notamment par la demande de mise en sauvegarde de la société gardoise Moncigale, laquelle devait de l’argent à sa maison mère Marie Brizard.

Nouveau plongeon le 3 juillet dernier. Devant l’incapacité à rembourser ses dettes (375 millions d’euros prêtés), le tribunal de commerce de Dijon a prononcé la mise en redressement judiciaire pour sept filiales de Belvédère, dont Marie Brizard. Sur le site girondin de Lormont, dédié à l’embouteillage et aux prises de commandes, les 80 salariés aimeraient savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Vers le 13 juillet, un CE devrait se tenir en présence d’un représentant de la direction.

 

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