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Marie Brizard améliore ses résultats plus vite que prévu

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Le groupe de vins et spiritueux Marie Brizard anticipe une sortie plus rapide de sa période de convalescence. Parallèlement, il accélère la modernisation de son outil industriel.


Jean-Noël Reynaud, le directeur général du groupe Marie Brizard - Crédits Pascal Guittet


Les affaires semblent s’arranger plus vite que prévu pour Marie Brizard (ex-Belvédère). Jean-Noël Reynaud, le directeur général du groupe de spiritueux, a annoncé le 23 novembre qu’il revoyait à la hausse les objectifs de chiffre d'affaires et de résultats prévus dans le plan de relance baptisé "Back in the game 2018" (BIG), annoncé il y a un an.

Dans son "BIG 2.0", le groupe envisage de réaliser un chiffre d'affaires compris entre 450 et 500 millions d'euros en 2018, contre 420 à 460 millions d'euros jusqu’à présent et une marge d'Ebitda de 15%, contre une fourchette comprise entre 12% et 15%, prévue initialement.

Cette amélioration des prévisions provient de plusieurs facteurs. Le produit attendu des cessions d’équipements de production et d’immobiliers devrait s’élever à 40 millions d’euros, soit le double de ce qui était prévu. "Nous avons bénéficié de conditions favorables et pu céder certains terrains supplémentaires à la marge", a précisé Jean-Noël Reynaud. Une meilleure optimisation des achats et de la production est également attendue.

Rationalisation de l'outil

Des synergies sur les achats vont être réalisées sur les matières premières, les liquides et l’embouteillage, avec ses actionnaires Diana Holdings et La Martiniquaise.

Parallèlement, Marie Brizard accélère la rationalisation de son outil industriel. "Nous terminons les travaux de modernisation du site de Beaucaire, où sont produits nos vins Fruits & Wine et le transfert de la production de liqueurs à Zizurkil (Espagne) et à Lormont, près de Bordeaux", détaille Jean-Noël Reynaud.

Le groupe devrait par ailleurs déployer la méthode du lean manufacturing dans ses usines et un meilleur système de planification entre le commerce et l’industrie en France et en Pologne.

Fort de ces évolutions et une augmentation de capital prévue début 2016 de 110 millions d’euros, Jean-Noël Reynaud espère une sortie anticipée du groupe du plan de continuation, mis en place dans le cadre de son redressement.  

Sur le premier semestre 2015, le chiffre d’affaires s’est élevé à 222,7 millions d’euros, en hausse de 4,5% par rapport au 30 juin 2014, à périmètre comparable.

Adrien Cahuzac

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