Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Energie

Marée noire : suivez l'opération « top kill » de BP

, ,

Publié le

Vidéo Le groupe BP tente depuis mercredi une opération très délicate, baptisée « top kill », pour tenter de colmater la fuite de pétrole au large de la Louisiane.

Marée noire : suivez l'opération « top kill » de BP © Reuters

A 14h22, un garde-côte cité par le LA Times indiquait que l’opération avait réussi à stopper la fuite. Objectif : injecter jusqu'à 190 000 litres de boue semi-solide (une solution faite d'eau, de matières solides et de barite, un minerai) dans le conduit, en vue de l'obstruer. Puis sceller le puits dont s’échappent le pétrole et le gaz avec du ciment. Ci-dessous, une vidéo présentant la manœuvre :


Ce genre de manœuvre a déjà fait ses preuves sur la terre ferme, mais n’a jamais été tenté auparavant à une telle profondeur sous la mer. BP estime les chances de succès à 60-70%.  La tentative n'est pas sans danger et certains experts jugent qu'elle pourrait, si elle échoue, aggraver la situation.
Une webcam filme la fuite, ce qui permet de suivre ce qui se passe à 1 500 mètres sous l'eau. (Voir les images relayées par la chaîne de télévision PBS).



 « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles », avait estimé à 11h30 ce matin le garde-côte Thad Allen, qui supervise le déroulement des procédés. BP estime ne pas pouvoir déterminer avant jeudi après-midi, soit la fin de journée en Europe, si l’essai est concluant.

Hank Stuever, du Washington Post, a visionné la couverture en direct de l’opération. Il n’est pas exalté par le spectacle : « La caméra combine l’épouvante d’un film d’horreur avec la monotonie du film silencieux de huit heures d’Andy Warhol sur l’ Empire State building. Il n’y a pas de son et rien ne se passe, hormis l’inexorable, interminable fuite. Vous vous prenez à regarder un peu, puis un peu plus, jusqu’à ce que vous ne puissiez plus cesser d’observer la manière dont une trainée ininterrompue de pétrole brun obscur s’échappe en remontant des fonds océaniques, rocheux et éclairés par un projecteur. » Il semble néanmoins que le liquide marron jaillissant du puits percé soit de la boue et non du pétrole, indique un dirigeant de BP cité par la chaîne américaine NBC.

Pour suivre au plus prêt les opérations de BP, la section 'Simultaneous Operations Overview - Subsea Operations' du site internet du groupe est à recommander. Le site comporte de nombreux graphiques montrant les différents types d’équipements utilisés à la fois pour la tentative « top kill » et de manière plus globale, pour les essais de dépollution menés en ce moment.

Par ailleurs, le Los Angeles Times indique que le président Barack Obama compte annoncer aujourd’hui une rallonge de six mois d’un moratoire sur tout nouveau forage pétrolier en mer, suite au désastre de Deepwater Horizon. L’administration Obama compte également suspendre un projet de forage d’exploration dans l’Océan arctique. 

Un tubage trop fragile ?

BP a installé par souci d'économie un type de tubage dans son puits de pétrole du Golfe du Mexique dont il savait qu'il risquait de laisser fuire du gaz, rapporte mercredi le New York Times. Le quotidien cite des documents internes de l'entreprise que lui a transmis un parlementaire de la commission d'enquête sur la marée noire. Le tubage installé dans le puits était doté d'une chasse en ciment qui, si elle n'était pas scellée correctement, risquait de laisser des fuites de gaz remonter vers la tête de puits, indique le Times. C'est un excès de pression causé par ces fuites qui aurait provoqué l'explosion fatale, qui a fait onze morts. L'emploi d'un autre type de tubage aurait permis de disposer de deux barrières au lieu d'une contre ces fuites. Selon le journal, la décision d'utiliser ce tubage a été prise plusieurs jours avant l'explosion. C'est le groupe Halliburton qui l'a installé. Le groupe BP avait lui-même indiqué que le choix d'une barrière simple et non double, s'il était plus risqué, était aussi plus économique, ajoute le New York Times.

Signes avant-coureurs. Des ouvriers de la plate-forme Deepwater Horizon, dont l'explosion le 20 avril a causé la catastrophe, et d'autres de BP, ont rapporté que des gaz s'échappaient de la conduite dans les heures précédant l'explosion. Il y aurait eu trois signes avertissant de l'explosion de la plateforme BP. Le premier avertissement est arrivé 51 minutes avant l'explosion. Il s'est déclenché car la quantité de liquides sortant du puits est devenue plus importante que celle pompée à l'intérieur du puits. Dix minutes plus tard, un autre signal s'est déclenché. Bien qu'il ait été fermé pour effectuer un test, le puits a continué à s'écouler et la pression dans le conduit de forage a augmenté de façon inattendue. Le dernier avertissement est intervenu 18 minutes avant l'accident. A ce moment-là une pression anormale a été observée et a conduit à la fermeture de la pompe.



 

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle