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L'Usine Auto

Marché automobile européen : les constructeurs généralistes continuent de souffrir

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Dans un marché automobile en baisse de 6,6% dans l’Union européenne au premier semestre, les constructeurs généralistes voient une nouvelle fois leurs ventes s’effondrer. PSA Peugeot-Citroën, dont les immatriculations sont en recul de 13,3% sur cette période, illustre ce phénomène d’une offre coincée entre low-cost et premium avec en toile de fond la problématique des surcapacités de production.

Marché automobile européen : les constructeurs généralistes continuent de souffrir © D.R. - PSA

La déroute continue sur le marché automobile européen. Au premier semestre, les immatriculations de véhicules neufs dans l’Union européenne (UE) ont chuté de 6,6%, à 6,2 millions d’unités, a annoncé ce mardi 16 juillet l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA).  Sur le seul mois de juin, seulement 1,13 million de voitures ont été vendues dans les 27 pays de l’UE, soit le plus faible niveau enregistré depuis 1996, souligne l’ACEA. Seul le Royaume-Uni, avec des ventes en hausse de 10% au premier semestre fait bonne figure. De leurs côtés, les autres principaux marchés - Allemagne (8,1%), France (-11,3%) et Italie (-10,3%) - sont toujours orientés à la baisse.

Les ventes de PSA en Europe reculent de 13,3%

Premiers à faire les frais de cette dégringolade : les constructeurs généralistes. Au premier semestre, Fiat a vu ses ventes en Europe chuter de 10%, Ford de 9,6%, Volkswagen de 7,4% et Opel de 6,7%. Mais avec -13,3%, PSA décroche la palme de la plus forte baisse, avec un décrochage de 15,7% de sa marque Citroën.

Le constructeur français est ainsi représentatif de ces généralistes coincés entre la montée des marques low-cost et la plus grande résistance du segment premium. Son compatriote Renault, voit par exemple son semestre "sauvé" par Dacia. En progression de 17,6%, la marque à bas coûts permet au groupe Renault de limiter la casse à -4,5% sur ce premier semestre. A l’opposé, côté premium, Mercedes progresse de 3,5% alors que BMW et Audi affichent un recul modéré d'environ 3,5%.

Le problème persistant des surcapacités de production

Dans ce contexte et après un recul de 8,2% des immatriculations en Europe l'année dernière, il paraît de plus en plus évident que le secteur automobile fait face à une crise davantage structurelle que conjoncturelle. Difficile ainsi s'imaginer revenir un jour au niveau de ventes de 18 millions de véhicules atteint en 2007. Actuellement, les estimations tablent davantage sur un retour à un marché européen à 14 millions de véhicules vendus chaque année, 16 millions dans les scénarios les plus optimistes.

Avec cette perspective, les constructeurs en crise vont donc devoir poursuivre leur stratégie visant à réduire leurs surcapacités de production en Europe. Le vice-président de Ford Stephen Odell indiquait ainsi le 12 juillet dernier que malgré les mesures prises par l'ensemble des constructeurs implantés en Europe (dont Ford qui a annoncé la  fermetures de trois usines et 6 200 suppressions de postes d'ici 2014), la production serait toujours supérieure de 4 millions de véhicules à la demande. Après un trou de 1,7 milliard de dollars dans son activité en Europe en 2012, le constructeur américain prévoit de perdre encore 2 milliards cette année.

Julien Bonnet

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