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Marche arrière de SAP sur la hausse de ses tarifs de maintenance

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En conflit avec ses principaux clubs d'utilisateurs depuis plus d'un an, l'éditeur allemand vient de jeter l'éponge. Il réintègre son contrat de maintenance historique (Standard Support) et abandonne son projet d'imposer par la force à ses clients le nouveau contrat Enterprise Support, plus cher. Il n'y aura pas de hausse des tarifs de maintenance en 2010.

Sans attendre la publication des indicateurs (contestés) censés justifier la hausse de ses tarifs de maintenance, SAP recule et abandonne son projet (lui aussi critiqué) consistant à augmenter progressivement d'ici 2015 le coût de ses contrats de maintenance, en les faisant passer de 17% à 22 % du prix de la licence. En annonçant hier le retour de son offre Standard Support, l'éditeur allemand a précisé qu'il offrira désormais à ses clients « le choix sur l'option répondant le mieux à leur besoin ».

Soucieux de vraiment signer l'armistice, SAP - qui vient de publier un chiffre d'affaires de 10,66 milliards d'euros en 2009, en baisse de 8% sur un an - ajoute qu'il n'augmentera pas ses tarifs de maintenance en 2010, considérant « les défis financiers auxquels les organisations doivent déjà faire face ».

Un impact durable sur l'image de SAP... ou pas ?

« Nous avons été nombreux à signaler l'impact désastreux de la hausse des tarifs de maintenance sur l'image de SAP, jusqu'ici plutôt favorable », nous indique Henry Peyret, consultant sénior chez Forrester. « Les clients, et même de très grandes entreprises, ont vraiment perçu cette décision comme un racket organisé pour leur soutirer de l'argent alors que les ventes de logiciels SAP déclinaient », ajoute-t-il. Avant de faire remarquer que d'autres géants de l'informatique ont eu des pratiques similaires avant SAP, tels IBM (sur les mainframes), Microsoft (avec Office) ou Oracle (avec ses bases de données).

Pourquoi dès lors ce ressentiment actuel des entreprises contre SAP ? « Dès qu'un acteur approche de la première place, on ne lui passe rien », analyse Henry Peyret. « Mais le fait que SAP revienne aujourd'hui en arrière est plutôt à mettre à son crédit et à saluer », conclut-il. Il reste maintenant à voir si l'image du conglomérat s'en trouvera « ternie » sur le long terme ou si son « retour en arrière » - qui le distingue d'autres grands acteurs de l'informatique, bénéficiant de « positions quasi-monopolistiques - suffira à redorer son blason auprès des entreprises.

Christophe Dutheil

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