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Manurhin repris par le groupe industriel émirati EDIC

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Publié le , mis à jour le 02/08/2018 À 08H05

La société émiratie EDIC (Emirates Defense Industries Company) a été choisie pour la reprise de Manurhin, permettant la sauvegarde de 104 emplois sur 145 sur le site de production mulhousien de machines de cartoucheries.

Manurhin repris par le groupe industriel émirati EDIC
La société émiratie EDIC (Emirates Defense Industries Company) a été choisie mercredi pour la reprise de Manurhin, permettant la sauvegarde de 104 emplois sur 145 sur le site de production mulhousien de machines de cartoucheries. /Photo prise le 22 mars 2018/REUTERS/Osman Orsal
© Osman Orsal

Le fleuron français de l'industrie de l'armement Manurhgin a trouvé un repreneur. C'est la société émiratie EDIC (Emirates Defense Industries Company) a été retenue. Elle va reprendre 104 salariés sur les 145 que compte le site de production mulhousien de machines de cartoucheries. Le groupe slovaque Delta Defence, la PME française Odyssée Technologies et le producteur d’armes belge New Lachaussée étaient aussi sur les rangs devant la chambre commerciale du Tribunal de Grande Instance de Mulhouse.

En manque de fonds propres pour payer ses fournisseurs, l’entreprise française a été placée en redressement judiciaire le 13 juin. La procédure fait suite à une année de procédure de sauvegarde. Entre 2015 et 2017, le chiffre d’affaires de la firme alsacienne était tombé de 60 millions d’euros à 12 millions.

Cinq ans de commandes

"Le Tribunal de Mulhouse […] s’est prononcé avec pragmatisme en faveur du projet financier le plus solide pour Manurhin", a déclaré le président du directoire de Manurhin, Rémy Thannberger. "EDIC […] n’aura pas à passer son temps à tenter d’obtenir du crédit auprès des banques." Manurhin souffre en effet d’un manque de fonds propres que l’entreprise ne peut surmonter en raison d’un conflit entre ses deux principaux actionnaires : l’équipe managériale qui détient 52% du capital et Delta Defence, qui en possède 34%.

Pour Ana Gonzalez, déléguée syndicale CFE-CGC, l’offre d’EDIC est "la plus avantageuse au niveau de la pérennité de l’activité, des finances et de la sauvegarde de l’emploi". L’élue du comité d’entreprise estime que les commandes actuelles, dont une de plus de 60 millions d’une filiale d’EDIC, permet une activité de l’entreprise pour "au moins cinq ans".

Née en 1919, Manurhin (Manufacture de Machines du Haut-Rhin) a connu son heure de gloire et son plus grand développement dans les années 60 et 70, époque qui l’a vu étendre sa production aux revolvers et fusils automatiques et compter plus de 4.000 salariés et une vingtaine de filiales.

Avec Reuters (Guillaume Krempp, édité par Yves Clarisse)

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