Manuel Valls annonce la fin des crédits exports pour les centrales à charbon d'Alstom

Le Premier ministre Manuel Valls a confirmé ce jeudi 10 septembre la suppression des crédits à l’exportation pour les centrales à charbon. Alstom, qui en était le bénéficiaire, pourrait les récupérer pour ses projets dans les énergies renouvelables.

 

Fin des crédits à l’export de l’Etat pour les centrales à charbon d’Alstom

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ianrthorpe - Flickr - c.c. Centrale à charbon

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Est-ce la pression des ONG à l’approche de la COP21 ? Une promesse phare du gouvernement concernant la réduction du soutien aux énergies fossiles devrait être tenue. Lors de la présentation à l’Elysée du dispositif pour la COP 21, ce jeudi 10 septembre, le Premier ministre Manuel Valls a confirmé la suppression des crédits à l’exportation pour les centrales à charbon : "Nous supprimons immédiatement les crédits exports pour tous les nouveaux projets de centrale à charbon qui ne sont pas dotés d'un dispositif de capture et stockage de CO2", a-t-il déclaré.

Alstom était le principal bénéficiaire de ces aides à l’export. Le charbon est sa première activité et le groupe avait fait valoir l’importance de ce soutien pour ses sites français, comme Belfort qui produit les turbines à vapeur pour les centrales à charbon. A en croire Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, Alstom, ou plutôt la coentreprise Alstom-General Electric dans les renouvelables, pourrait récupérer ces crédits : "J'ai proposé à Alstom que ces aides lui soient données pour investir dans les énergies renouvelables", a déclaré la ministre ce matin sur France Info. Du côté d’Alstom, on se réjouit d’éventuelles aides mais on rappelle que ses centrales à charbon, à technologie ultra-supercritique, émettent moins de CO2 que celle des concurrents asiatiques qui, eux, sont soutenus à l’export.

Centrale de Plomin C et le Crédit agricole

Le gouvernement pouvait difficilement revenir sur cette promesse à la veille de la COP21. Mais il est vrai que la réduction amorcée des investissements dans le charbon, l’hydrocarbure le plus émetteur de CO2, ne va pas sans difficultés. Le Crédit Agricole est ainsi la cible d’une campagne menée par des ONG et notamment les Amis de la Terre pour son financement d’une centrale à charbon en Croatie (projet Plomin C). Un soutien que les associations jugent incohérent alors que le Crédit Agricole avait annoncé en mai 2015 l'arrêt de ses financements aux mines de charbon. Mais la banque vient de loin à en croire les Amis de la Terre, qui écrivent dans un communiqué du 10 septembre : "Avec 4.7 milliards de soutiens aux centrales à charbon entre 2005 et avril 2014, le Crédit Agricole figure dans le top 20 des banques les plus climaticides."

Manuel Moragues

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