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Quotidien des Usines

Manoir Aerospace investit 52 millions d’euros dans ses usines françaises

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Depuis qu’il a pris il y a quatre mois son indépendance vis-à-vis de Manoir Industries, le groupe concentre l’essentiel de son activité sur les marchés porteurs de l’aéronautique. Il fournit directement en pièces métalliques de haute technologie les plus grands donneurs d’ordres et annonce des investissements lourds dans des outils de production en France, pour continuer son ascension.

Manoir Aerospace investit 52 millions d’euros dans ses usines françaises
Alain-Jory Barthe, président de Manoir Aerospace
© Manoir Aerospace

"Pour poursuivre notre croissance, nous allons réaliser des investissements capacitaires importants dans nos différentes usines, sur la période 2013-2016", annonce Alain-Jory Barthe, président de Manoir Aerospace, propriété du fonds Sun Capital Partners. Il avance le chiffre de 52 millions d’euros qui devrait bénéficier aux trois sites français du groupe, principalement : Bologne, en Haute-Marne (750 salariés), Bar-sur-Aube, dans l’Aube (250 salariés), et Parthenay, dans les Deux-Sèvres (150 salariés). Il possède en outre une usine employant 150 personnes à Seneffe en Belgique et un atelier à Chihuahua (40 salariés), au Mexique, destiné à alimenter (après finitions d’usinage et de peinture sur place) le marché américain en pièces ayant été forgées en France.

Un "maillon solide" au sein de la filière aéronautique hexagonale

"Nous sommes sur un modèle de développement en France, en y maintenant le savoir-faire essentiel", insiste le président ne cachant pas les ambitions de son groupe pour l’avenir, sûr de constituer un "maillon solide" au sein de la filière aéronautique hexagonale. Manoir Aerospace a réalisé un chiffre d’affaires de 147 millions d’euros en 2012, en hausse de 20 % par rapport à 2011. "Nous devrions dépasser les 170 millions d’euros de ventes fin 2013 et nous prévoyons d’atteindre les 200 millions d’euros en 2020", révèle le dirigeant.

Pièces critiques, très sollicitées

Fournisseur de rang 1, Manoir Aerospace fond, forge et usine des pièces de métal pour les ensembles les plus sensibles et les plus sollicités d’appareils tels que l’A320, l’A380, le B757, le Rafale et la fusée Ariane. Ses clients s’appellent Airbus, Boeing, Bombardier, Dassault, Eurocopter, Safran, pour ne citer qu’eux. "Nous produisons des pièces critiques tant pour les avionneurs que les motoristes et les équipementiers : on parle ici d’attaches des ailes ou de moteurs, de pièces de train d’atterrissage, de renforts de structures, de rotors d’hélicoptères… Nous réalisons ces différentes pièces sur mesure, de bout en bout, depuis les opérations de forge jusqu’au traitement de surface, en passant par l’usinage pour livrer des éléments entièrement terminés, livrés bord de chaîne d’assemblage chez nos clients", argumente Alain-Jory Barthe, en espérant d’ailleurs signer bientôt un marché qui permettrait le doublement de la ligne de production de Parthenay, laquelle réalise des usinages à géométrie particulièrement complexes (pièces moteurs).

"Sur nos autres sites, nous allons intégrer de nouveaux procédés, notamment en matière de traitements thermiques pour améliorer encore les caractéristiques mécaniques de nos matériaux. Par ailleurs, nous mettons en application les techniques du lean manufacturing pour une mise en ligne de nos différentes familles de produits", détaille le président de Manoir Aerospace soucieux d’optimiser la production, mais également bien décidé à créer de l’emploi en France. "Nous avons recruté entre décembre 2010 et juin 2013, 300 personnes sur des postes très qualifiés. Nous formons en interne les opérateurs, en particulier les forgerons, mais nous avons le projet de participer à la création d’un centre de formation sur le site de Parthenay pour pallier le déficit de jeunes formés aux métiers de la mécanique."

Philippe Schilde
 


©Manoir Aerospace - Forge de bras de train d'atterrissage (ATR)

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