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PME-ETI

Manitou s’accroche au terrain

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Manitou s’accroche au terrain
L’industriel a développé toute une gamme de nouveaux modèles et d’innovations ces derniers mois.

À ne pas rater. Ce 11?avril s’ouvre à Munich le salon Bauma, grand-messe mondiale du matériel de travaux publics. Loin de là, à Ancenis (Loire-Atlantique), chez Manitou, on astique déjà les cabines et les châssis rouges, couleur fétiche de la marque. Depuis 2015, l’ETI s’est enrichie d’une quarantaine de nouveaux modèles et d’innovations. Elle compte bien les faire briller en Bavière pour ses clients venus de toute la planète – 80 % de son activité s’effectue hors de France. Manitou, avec plus de 3 000 salariés, est en quelque sorte l’ETI dont beaucoup rêvent en France : familiale mais cotée en bourse, ancrée dans son territoire mais tournée vers l’international, opérant sur un secteur traditionnel mais innovante, et même dotée d’un bureau de design intégré… Avec six usines en Europe et trois aux États-Unis, Manitou est numéro un mondial des chariots de manutention tout-terrain. Ce marché, c’est Marcel Braud, le fils du fondateur, qui l’a créé en 1958 en inversant le sens de la marche d’un tracteur et en lui adjoignant une fourche télescopique. Depuis, Manitou est devenu une marque générique. Les premiers tracteurs se sont transformés en engins bourrés d’électronique qui peuvent, tel le MHT-X 14350, porter jusqu’à 35 tonnes. Spécialiste du tout-terrain, l’ETI aura dû avancer sur des chemins cabossés ces dernières années. La crise de 2009 a fait fondre son activité d’un tiers et le point culminant des ventes de 2007 n’a été dépassé que l’an passé, à 1,28?milliard d’euros. La marge nette, à 2,4 % en 2015, reste deux fois moins élevée qu’avant la crise. L’entreprise a vu se succéder trois patrons en quatre ans, les actionnaires familiaux se contentant d’un rôle non opérationnel. Mais, très peu endettée, elle reste solide. « Tout cela est digéré, assure Michel Denis, le directeur général depuis deux ans. Manitou se transforme pour devenir plus agile et dégager des moyens pour investir et innover. » Ce manager a tendu l’ETI pour doper sa performance opérationnelle. Au menu : lean, travail sur les délais ou encore revue des achats, ce qui a conduit parfois à relocaliser du sourcing… Côté offensif, outre l’innovation, Manitou pousse de plus en plus vers les services – maintenance, gestion de pièces de rechange, logiciels de pilotage de parc et, demain, big data sur les données de fonctionnement. « C’est l’activité à la plus forte croissance », souligne Michel Denis. Enfin, Manitou a mis en place le programme Reduce, dont le protocole a été audité par un organisme indépendant. Des étiquettes sur les machines indiquent leur consommation et leurs émissions de CO2. « Il n’y a aucune norme sur ce sujet. Cela renforce la confiance dans nos produits. Notre marque de fabrique », affirme le dirigeant. On verra à Munich. 

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