Manipulation du titre Volkswagen: les ex-dirigeants de Porsche obtiennent un non-lieu

26 fonds spéculatifs accusaient l'ancienne direction de Porsche d'avoir manipulé les cours du titre Volkswagnen. Ces ex-dirigeants ont obtenu un non-lieu de la Cour d'appel de New York.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Manipulation du titre Volkswagen: les ex-dirigeants de Porsche obtiennent un non-lieu

L'ancienne direction de Porsche a obtenu un non-lieu de la Cour d'appel de New York jeudi 27 décembre, dans le procès qui l'opposait à 26 fonds spéculatifs, ces derniers accusant le constructeur allemand de leur avoir causé plus d'un milliard de dollars de pertes en manipulant les cours du titre Volkswagen.

Les investisseurs reprochent à l'ancienne direction de Porsche des déclarations publiques mensongères lors de l'échec de l'OPA lancée sur Volkswagen en 2008-2009.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Selon eux, l'ancien président du directoire de Porsche Wendelin Wiedeking et son directeur financier de l'époque, Holger Härter, envisageaient de racheter VW tout en affirmant publiquement le contraire, notamment en mars 2008, lorsqu'ils avaient qualifié de "rumeurs" les informations de presse circulant à ce sujet.

Sept mois plus tard, l'automobiliste dévoilait contre toute attente disposer d'options lui permettant de prendre le contrôle de près de 75% de VW, ce qui avait fait monter le titre VW en Bourse à plus de 1.000 euros. En l'espace de seulement quelques jours, le constructeur allemand devenait momentanément la plus forte capitalisation boursière au monde, alimentant les soupçons de manipulation des cours.

Les investisseurs qui pensaient jusqu'ici que la valorisation du groupe était injustifiée, avaient parié à la baisse sur le titre VW, en empruntant des titres qu'ils avaient par la suite vendus et ont au final accusé de lourdes pertes.

La Cour d'appel de New York a reconnu, comme le plaidait Porsche, que le procès n'était pas de son ressort, mais plutôt de celui de la justice allemande, auprès de laquelle une plainte à également été déposée.

La Cour estime en effet que les plaignants n'ont pas suffisamment prouvé que l'affaire avait un véritable lien avec l'Etat de New York. En outre, l'action VW n'est pas cotée aux Etats-Unis et de nombreux témoins et documents sont en Allemagne, a ajouté la Cour pour justifier sa décision.

Cette décision de justice signe une lourde défaite pour les investisseurs qui pensaient pouvoir se tourner vers les Cours des Etats américains pour les affaires de fraudes concernant des groupes étrangers.

En 2010, la Cour suprême américaine avait élevé d'importants obstacles pour éviter que ces plaintes n'atterrissent devant les Cours fédérales.

Reuters (par Jonathan Stempel, Catherine Monin pour le service français)

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Auto et Mobilités
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS