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L'Usine Auto

Malgré un revers à Berlin, PSA continue de déployer l'autopartage

Julie Thoin-Bousquié , ,

Publié le

Le groupe PSA a décidé de fermer son offre Multicity, qui n’est pas parvenue à rencontrer le succès après cinq ans de bons et loyaux services. Mais ce revers ne remet "aucunement en cause" la stratégie globale du groupe en matière de mobilité.

Malgré un revers à Berlin, PSA continue de déployer l'autopartage
PSA reste toutefois présent à Berlin avec son application Free2Move.
© Free2Move

Un fâcheux contretemps pour PSA dans sa stratégie de transformation en opérateur de mobilité. Mais une expérience dont le groupe veut tirer des enseignements et qui ne remet "aucunement en cause sa stratégie" globale, explique-t-on en interne. Cinq ans après son lancement, le constructeur tricolore a décidé de fermer son service d’autopartage Multicity destiné aux habitants de Berlin, en Allemagne. Selon un article d’AutoNews Europe, le service a pris fin le 29 octobre dernier, sans être parvenu à rencontrer son public. La faute, notamment, à la forte concurrence de Daimler et de son offre Car2Go, explique le site spécialisé. Disponible depuis 2012, Multicity permettait aux Berlinois de louer l’une des 200 Citroën électriques C-Zéro et petites citadines C1 disponibles en free-floating – un système qui permet aux clients de retirer leur véhicule n’importe où et de le déposer ensuite où bon leur semble.  

En interne, on indique que ce type d’offres doit "dépendre des villes, des politiques mises en place localement et des utilisateurs", et que le service 100% électrique – initialement – déployé en 2012 n’était "pas forcément adapté à Berlin". Interrogée par AutoNews, la vice-présidente en charge des services de mobilité pour PSA, Brigitte Courtehoux, a indiqué de son côté que le groupe "avait appris qu’il faut mettre plus de voitures à disposition des usagers".

"Nous n’avions pas assez de véhicules", a-t-elle ajouté, mettant en avant le fait que certains utilisateurs avaient dû parcourir parfois plus d’un kilomètre pour parvenir à trouver une voiture. Brigitte Courtehoux a également souligné le fait que PSA avait été pénalisé par le fait de ne pas avoir le contrôle total de la partie logicielle du programme Multicity, qu’il avait confiée à son partenaire local Deutsche Bahn. "Désormais, nous savons comment entrer dans une ville, comment gérer nos clients", s’est-elle toutefois félicitée.

Un service crucial pour rentrer aux Etats-Unis

Malgré ce projet avorté, le groupe croit toujours à la pertinence des offres de type Multicity, avec pour preuve le succès rencontré par son service emov à Madrid. Lancé en décembre 2016, il comptabilise déjà 150 000 utilisateurs, pour 500 véhicules 100% électriques disponibles dans la capitale espagnole. Sans compter que PSA ne se retire pas pour autant totalement de Berlin. Son application Free2Move, qui agrège les services des différents opérateurs d’autopartage présent localement, reste toujours disponible dans la ville allemande. Avec ce système, les clients peuvent utiliser voitures, scooters ou vélos mis à disposition par différents acteurs sans avoir besoin de consulter chacune des applications dédiées.

C’est d’ailleurs grâce à ce même service que PSA compte revenir sur le sol américain. En octobre, le groupe au Lion a lancé Free2Move dans la ville de Seattle. Celui compte déjà "quelques milliers d’utilisateurs", a indiqué Larry Dominique, directeur de PSA Amérique du Nord, en marge des Mobility Talks organisés le 14 novembre, sans donner plus de détails. "Il faut désormais trouver de nouveaux partenaires. Nous sommes en discussion avec différents acteurs privés et publics pour développer par exemple une offre de scooters ou intégrer la possibilité de recourir aux ferries", a précisé Larry Dominique à L’Usine Nouvelle, ajoutant que l’objectif "était de ne pas bouger trop rapidement et tout faire bien à Seattle" avant de se déployer dans d’autres villes nord-américaines. Sans doute un enseignement tiré du cas berlinois.  

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