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L'Usine Santé

Malgré un premier décès, Carmat juge "prématuré de tirer des conclusions"

Elodie Vallerey , ,

Publié le

Le 3 mars, l'hôpital européen Georges-Pompidou a confirmé le décès du premier patient implanté avec le coeur artificiel total développé par l'entreprise française Carmat. Après une suspension de son cours de Bourse, la société a indiqué poursuivre son essai clinique, quatre nouveaux patients devant être implantés au total.

Malgré un premier décès, Carmat juge prématuré de tirer des conclusions © Sebastien Sindeu - L'Usine Nouvelle

Ralenti dans son élan. Carmat, la société française ayant réussi la première transplantation d'un coeur bioprothétique en décembre 2013, a perdu son premier patient test en France. L'hôpital européen Geoorges Pompidou a confirmé le décès du patient le 2 mars.

"Les causes ne pourront être connues qu'après l'analyse approfondie des nombreuses données médicales et techniques enregistrées", a ajouté l'hôpital, rappelant que le malade, âgé de 76 ans, souffrait d'une insuffisance cardiaque terminale.

"Du point de vue de la prothèse, c'est un succès"

Si la jeune entreprise innovante, créée en 2008 par le professeur Alain Carpentier et Matra Défense, tient à souligner "le courage et le rôle pionnier du patient", elle souligne les 74 jours de succès de l'implantation du cœur bioprothétique.

Une satisfaction partagée par le professeur Yves Juillière, président de la Société française de cardiologie, interrogé par l'AFP. Selon lui, la survie du patient à 74 jours est un signe "incontestablement positif". "Du point de vue de la prothèse, c'est un succès. Je ne pense pas que le décès du patient puisse remettre en cause l'intérêt du coeur artificiel Carmat", a-t-il assuré.

"prématuré de tirer des conclusions"

Malgré ce décès, le protocole d'essai clinique autorisé en septembre 2013 par l'Agence nationale de sécurité du médicament se poursuit. Carmat rappelle qu'il prévoit l'implantation prochaine de quatre patients n'ayant pas d'alternative à l'implantation d'un cœur artificiel. "Il est prématuré de tirer des conclusions (sur l'essai clinique, ndlr) à partir d'un seul patient", a-t-on tenu à rappeler chez Carmat, interrogé par L'Usine Nouvelle.

Le 3 mars pourtant, la société a préféré suspendre la cotation de ses actions sur Alternext Paris "dans l'attente d'un communiqué et jusqu'à nouvel avis". Il s'élevait à 95 euros le 3 mars.

Elodie Vallerey

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