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L'Usine de l'Energie

Malgré tout, Areva y croit…

Ludovic Dupin ,

Publié le

Même si le groupe réduit la voilure, il anticipe un important marché nucléaire dans les vingt ans à venir.

Malgré tout, Areva y croit… © D.R.

C'était un véritable exercice d'équilibriste auquel se livrait hier, mardi 13 décembre, Luc Oursel, le PDG d'Areva. Pendant une heure et demie, devant une foule d'analystes et de journalistes, le successeur d'Anne Lauvergeon a tenté d'expliquer pourquoi Areva devait réduire sa voilure afin de répondre au mieux à un marché en forte croissance.

Gel des salaires, 1 200 licenciements, économies d'1 milliard par an, provisions de 2,4 milliards d'euros, notamment pour tenir compte de la dépréciation de la société UraMin,  baisse de 35 % des investissements, sans compter une perte qui devrait s'élever entre 1,4 et 1,6 milliard d'euros en 2011… Neuf mois après la catastrophe de Fukushima, Luc Oursel n'a pu résister à la tentation de charger la barque de son prédécesseur, Anne Lauvergeon, dont il était pourtant l'un des bras droits depuis 2007.

À en croire le Pdg d'Areva, grâce à son plan "Action 2016", le groupe va conforter sa position de leader en investissant moins. Son nouveau dimensionnement serait adapté aux marchés nucléaires à venir. "Ce n'est ni un marché en déclin ni une industrie en reconversion", a lancé Luc Oursel, dont l'analyse est concordante avec celle de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE). Une manière aussi de répondre à Eva Joly, candidate d'Europe écologie-Les Verts à la présidentielle, qui a estimé qu'Areva avait "besoin d'un plan de reconversion, pas d'un plan d'austérité".

Deux EPR par an

La sortie progressive de l'atome de la Suisse, de la Belgique et de l'Allemagne constitue autant d'exceptions pour le Pdg d'Areva. "Tous les grands programmes dans le monde sont confirmés après la réalisation de stress test", a-t-il expliqué en faisant allusion à la Russie, l'Inde, les États-Unis, la Chine, l'Argentine, l'Afrique du Sud…

Avant Fukushima, Areva imaginait la construction de 393 réacteurs dans le monde d'ici 2030. Aujourd'hui, cette estimation est ramenée à 304 réacteurs. Le parc mondial passerait de 378 réacteurs en 2010 à 583 en 2030. Une belle base sachant qu'Areva réalise 80 % de son chiffre d'affaires dans les activités récurrentes sur le parc déjà installé.

Des appels d'offres sont en cours en Finlande, en République Tchèque, en Jordanie…Le groupe souhaite vendre deux réacteurs EPR par an dans les cinq années à venir. Durant cette période, devraient être signées les contrats pour deux nouveaux EPR à Taishan en Chine, deux en Inde et deux en Grande-Bretagne.

Enfin, Areva compte également s'emparer d'un tiers du marché des mises à niveau de la sûreté des réacteurs suite aux stress test. À l'échelle mondiale, Luc Oursel estime ce marché à au moins 3,5 milliards sur dix ans.

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