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Malgré les déboires de Boeing, Safran croit toujours en l'avion plus électrique

Hassan Meddah , , ,

Publié le

Ayant massivement investi dans les technologies électriques, l'équipementier français Safran n'est pas refroidi pas les déboires de son grand client américain Boeing.

Malgré les déboires de Boeing, Safran croit toujours en l'avion plus électrique © Laurence Rousseau - L'Usine Nouvelle

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La confiance de Safran dans l'avion plus électrique reste intacte. "Les difficultés de nos collègues de Boeing ne portent pas atteinte à l'intérêt et au développement sur le moyen-long terme des technologies plus électriques dans les les avions. Il n'y pas l'ombre d'un doute là- dessus", a indiqué avec fermeté le PDG de Safran lors de l'annonce des résultats annuels de son groupe.

Il faut dire que l'équipementier français investit massivement dans ces nouvelles technologies. Et toute remise en cause dans ce domaine, serait pour lui catastrophique. L'an dernier, il avait même racheté à prix d'or, 310 millions d'euros versés en cash, les activités de distribution et génération électriques de son compétiteur américain Goodrich. De quoi compléter idéalement ses technologies dans le domaine du câblage et des actionneurs développées par ses filiales Labinal et Hispano-Suiza.

Maintien des cadences de production des produits pour le 787

Safran développe par ailleurs un mécanisme prometteur de roulage sur piste à partir de moteurs électriques (green taxiing). Avec des activités électriques qui pèsent 850 millions d’euros de chiffre d’affaires, l'équipementier français revendique même le second rang mondial dans le domaine derrière le géant américain Hamilton Sundstrand.

Selon Jean-Paul Herteman, les déboires du 787 de Boeing n'ont pas eu d'impact financier jusqu'à maintenant sur ses différentes filiales (Messier-Bugatti-Dowty, Labinal, Sagem, etc.). Safran est l'un des principaux partenaires français de l'avionneur américain pour le 787 Dreamliner, fournissant des freins électriques, le train d'atterrissage, le câblage... pour un montant de 4 millions de dollars par appareil. "Boeing nous a demandé de maintenir nos cadences de production tel que prévu. Et on le fait", a précisé Jean-Paul Herteman. Aujourd'hui, Safran livre de quoi équiper 5 avions par mois.

Hassan Meddah

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