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L'Usine Santé

Malgré la restructuration commerciale, Ipsen favorise l’industrie

Gaëlle Fleitour ,

Publié le

Alors qu’il vient d’annoncer la suppression d’une centaine d’emplois commerciaux, le laboratoire pharmaceutique maintient ses investissements industriels. Comme par exemple sur son site de Dreux.

Malgré la restructuration commerciale, Ipsen favorise l’industrie © L'Usine Nouvelle

Ipsen réduit sa voilure sur le plan commercial, mais maintient son engagement industriel. Malgré l’annonce ce mardi matin de la suppression d’une centaine d’emplois commerciaux, le groupe pharmaceutique français assure investir actuellement 20 à 30 millions d’euros sur ses sites industriels. Un signe ? Le maintien du site de Dreux dans le giron du groupe, alors qu’il envisageait il y a un an de le céder. "Nous avons beaucoup appris des discussions que nous avons eues avec nos acheteurs potentiels, expliquait ce mardi Marc de Garidel, PDG d’Ipsen, lors d’une conférence de presse. Il y a des enseignements qui nous sont utiles pour notre devenir, et nous allons peut-être aller chercher des volumes à extérieur pour maintenir la compétitivité", en fabriquant par exemple sur ce site des médicaments à façon pour d’autres laboratoires.

Si Ipsen a décidé de le garder, c’est parce qu’il connaît finalement une activité plus forte que prévue, car la division médecine générale du groupe réalise "une bonne croissance à l’international liée à la résistance de nos médicaments qui ont de fortes marques", précise le PDG.  Cela n’empêche pas le laboratoire d’enregistrer un recul de 8,5% de ses ventes en médecine générale au premier semestre, en raison surtout de l’impact de la France, où elles ont chuté de 22% sur cette division. La raison ? Les décisions du gouvernement, accuse le groupe pharmaceutique, qui a décidé de plusieurs baisses de prix de traitements. Mais aussi du déremboursement en janvier dernier du Tanakan, un médicament phare d’Ipsen prescrit dans les troubles de la mémoire, dont les ventes ont chuté depuis de 33% dans l’Hexagone. Même si elles auraient quasiment autant progressé en Russie dans le même temps, selon Marc de Garidel !

Plus de créations que de suppressions d’emplois en 2012 ?

C’est à cause de ces difficultés en France qu’Ipsen va devoir se séparer d’une centaine de visiteurs médicaux, qui constituaient la majorité des 2 000 salariés de l’Hexagone. Malgré tout, "Ipsen créera dans l’ensemble sur l’année 2012 plus de postes qu’il n’en supprimera en France", assure Marc de Garidel. Car le laboratoire a notamment rapatrié ici les postes de son centre de développement qu’il a fermé à Barcelone, et réalisera des créations de poste dans ses différentes aires thérapeutiques en médecine de spécialité. Cette discipline, qui représente désormais 72% du chiffre d’affaires du laboratoire, se porte bien avec une croissance de 15,4% au premier semestre. Cela a permis à Ipsen de réaliser un chiffre d'affaires total en hausse de 8% à 629,8 millions d'euros, malgré un bénéfice net de 90,2 millions d'euros au premier semestre, en repli de 1,6% sur un an.

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