Malgré la crise des sous-marins, IMT Atlantique veut poursuivre ses recherches communes avec l'Australie

Le partenariat stratégique entre la France et l’Australie avait resserré les liens des mondes de la recherche et de l’enseignement supérieur des deux pays. L’école d’ingénieurs IMT Atlantique avait lancé des collaborations et un laboratoire commun soutenu par Naval Group. Des travaux qu'elle compte poursuivre.

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Malgré la crise des sous-marins, IMT Atlantique veut poursuivre ses recherches communes avec l'Australie
En 2017, IMT Atlantique avait créé la Western alliance for scientific actions with Australia (WASAA).

La rupture du contrat de sous-marins et la crise avec l’Australie ont désolé le président de l’IMT Atlantique, l’une des grandes écoles d’ingénieur françaises. Pour autant, Paul Friedel ne se démoralise pas et entend bien poursuivre ses collaborations avec le monde académique et universitaire australien.

Les liens s’étaient resserrés depuis la signature du partenariat stratégique de janvier 2012 entre la France et l’Australie, qui a abouti en 2016 au contrat des sous-marins. IMT Atlantique dispose de nombreuses collaborations de recherche avec les universités de Brisbane, Sydney et Adélaïde, des projets communs et des co-tutelles de thèse.

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En février dernier, IMT Atlantique avait lancé un laboratoire commun, sous l’égide du CNRS, mais dont il était la tête de pont avec l’Université d’Adélaïde, l’Université d’Australie du Sud et l’Université de Flinders. Ce laboratoire appelé « Crossing », dédié à la collaboration hommes-machines, était soutenu par Naval Group qui devait apporter « sa vision industrielle sur le développement d’une recherche fondamentale de pointe ».

Implication de Naval Group

Le laboratoire avait été annoncé en début d'année lors d'une cérémonie ouverte par le Premier ministre d'Australie-Méridionale, Steven Marshall, en présence de Jean-Pierre Thébault, ambassadeur de France en Australie et du PDG de Naval Group, Pierre Eric Pommellet. Quid de la présence de Naval Group désormais au sein du laboratoire ?

« La question de la poursuite de la participation de Naval Group est posée, estime Paul Friedel. Mais c’est la vie normal d’un laboratoire que de gérer un renouvellement des industriels. » Ce laboratoire, qui travaille dans une logique pluridisciplinaire à la prise de décision aidée par l’IA, n’était pas cantonné aux sujets de défense. Il s’intéresse aussi aux applications dans le domaine de la santé et concerne toute l’industrie du futur.

Poursuivre la collaboration

En 2017, IMT Atlantique avait créé avec l'Université d'Australie du Sud et d’autres écoles d’ingénieurs, dont l'Ecole Navale, et des universités de l’ouest de la France, la Western alliance for scientific actions with Australia (WASAA). « Elle marquait la volonté d’une alliance sur le long terme entre nous et c’est une passerelle pour faciliter des échanges d’étudiants. Nous recevons chaque année une quarantaine d’Australiens dans le cadre d’une école d’été qui se passe chez nous au mois de janvier », relate Paul Friedel.

Ce dernier indique avoir eu quelques échanges avec ses partenaires, présidents d’universités australiennes, depuis l’annonce de la rupture du contrat. Tous ont découvert avec stupeur la décision, mais entendent bien poursuivre leur collaboration. « Nous avons besoin de travailler ensemble, de nous connaître, de faire de la recherche ensemble. On a envie que ça continue. L’Australie est un pays ami », insiste le président d’IMT Atlantique. Mais un ami sous le feu des critiques.

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