Malgré la chute historique des vendanges, la France reste bien le deuxième producteur mondial de vins

Les récoltes de vin régressent à l’échelle mondiale, mais plus particulièrement en France. Cela n’empêche pas l’Hexagone de rester une championne de la production et de l’export, malgré la concurrence galopante des Etats-Unis.

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Malgré la chute historique des vendanges, la France reste bien le deuxième producteur mondial de vins

Avec 145 millions d’hectolitres en 2017, les vendanges européennes sont à leur plus bas niveau depuis la seconde guerre mondiale, alertait mi-octobre le Copa-Cogeca, principal syndicat européen d’agriculteurs. La raison d’une chute des rendements de 14% par rapport à 2016 ? "Le changement climatique et les événements météorologiques extrêmes, allant du gel à la sécheresse".

La France, 15% des volumes mondiaux de vins

Malgré un vin de bonne qualité, la France et ses voisins italien et espagnol, trio champion du monde de la production de vin, ont été les plus pénalisés, confirme l'Organisation internationale du vin (OIV). Avec 36,7 millions d’hectolitres produits cette année, l’Hexagone voit ses rendements s’effondrer de 19% par rapport à 2016, mais reste néanmoins le deuxième producteur mondial avec 14,8% des volumes sur une production mondiale en recul, quant à elle, de seulement 8,2%.

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Y-aura-t-il toujours du vin sur les tables françaises et internationales ? Oui, estime donc Jean-Marie Aurand, le directeur général de l'OIV. "Au 31 juillet, en France par exemple, il y avait 54 millions d'hectolitres de vin en stock dans les chais et chez les cavistes, soit 2,5 millions d'hectolitres de plus que l'an dernier, ce qui permet de lisser l'offre sur le marché de façon interannuelle", 2016 ayant été une bonne année.

Le californien Gallo, première entreprise de vin au monde

Sur le marché mondial du vin qu’il estime à environ 75 milliards d'euros, les producteurs français devraient donc continuer de figurer en bonne position, même si les places de numéro un et deux mondiaux restent briguées par deux entreprises… américaines : le californien Gallo et le groupe Constellation. Sur la récolte 2017, les Etats-Unis, quatrième pays producteur mondial, ont d’ailleurs plutôt bien tiré leur épingle du jeu, avec 23,3 millions d'hectolitres produits, en baisse seulement de 1%. Les incendies qui ont récemment fait rage en Californie ne devraient pas perturber ce classement, "les vignobles de Napa et Sonoma touchés par les feux ne représentent que 12% de la production totale de Californie", précise en effet Jean-Marie Aurand.

La part de marché de l’Hexagone chute dans les exportations

Alors, comment tirer notre épingle du jeu ? "La France reste un pays très exportateur, troisième en volume derrière l’Espagne et l’Italie, mais premier en valeur", confiait le directeur général de l’OIV à L’Usine Nouvelle avant l’été (voir notre grande enquête). Problème, les multiples châteaux français se font de "l’autoconcurrence négative : conséquence, la part de marché de la France (dans les exportations de vins, ndlr) est passée en quinze ans de 46% à 30%", rappelait alors Franck Crouzet, le directeur de la communication du groupe Castel, et petit-neveu de Pierre Castel. Le numéro un français du vin mise donc sur sa nouvelle marque ombrelle Maison Castel, qui propose dans 80 pays trois gammes restreintes et conçues pour eux, pour faire face aux fameux vins du « Nouveau Monde », issus des Etats-Unis, de la Nouvelle-Zélande ou du Chili.

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